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Beyond Green veut s’imposer dans l’accompagnement de la transition agricole
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Beyond Green veut s’imposer dans l’accompagnement de la transition agricole

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La start-up lilloise Beyond Green vient de lever 1,5 million d’euros pour accélérer son développement. Celle-ci a créé trois marques alimentaires pour accompagner les agriculteurs dans leur transition vers le bio et l’agroécologie. Fondée en 2018, la jeune pousse vise les 15 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2028.

Maxime Durand (à gauche) et Stéphane Delebassé, fondateurs et dirigeants de Beyond Green — Photo : Célia Bauvais

La start-up lilloise Beyond Green vient de boucler une levée de fonds d’1,5 million d’euros, la troisième de son histoire. Une opération réalisée auprès du fonds d’investissement régional Finorpa, de la plateforme de financement participatif Lita.co et de la société privée d’investissement Captain Watt Transition. Fondée en 2018 par Maxime Durand et Stéphane Delebassé, qui restent majoritaires au capital, Beyond Green emploie une trentaine de collaborateurs pour accompagner les agriculteurs dans leur transition vers le bio ou l’agroécologie. En 2024, la jeune pousse a réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros et vise désormais les 15 millions d’euros en 2028, tout en atteignant la rentabilité fin 2026.

Bien rémunérer les agriculteurs

"Notre objectif est de nous imposer comme le premier groupe de transition agricole en France. La levée de fonds va nous permettre d’activer trois grands leviers : le développement commercial, avec le recrutement de personnes dédiées, la communication, dont nous allons fortement augmenter les budgets et enfin, les stocks, qui vont augmenter dans le cadre de ce développement", résume Maxime Durand.

Beyond Green achète aux agriculteurs leurs produits à un prix en moyenne 50 % plus élevé que le prix en conventionnel — Photo : Beyond Green

Ce soutien à la transition agricole est opéré à travers trois marques alimentaires, que la jeune pousse a développées. Elles assurent aux agriculteurs la commercialisation des produits en transition durable, à un prix juste. "Beyond Green leur propose un prix d’achat qui est en moyenne 50 % plus élevé que le prix d’achat en conventionnel", revendique l’entrepreneur. L’entreprise assure ensuite la transformation des fruits et légumes (par exemple la transformation de pommes en jus de fruit) via un intermédiaire, selon un cahier des charges précis, avant de les proposer à des points de vente, "à un prix 10 % moins cher, en moyenne, que celui des produits bio". La jeune pousse compte ainsi une quarantaine de produits en portefeuille, dans les segments liquides, épicerie salée et sucrée.

Trois marques alimentaires

La première marque lancée, PourDemain, propose les produits d’agriculteurs en transition vers le bio, aux magasins bio. "Ce débouché n’était pas suffisant, nous avons donc lancé la marque Transition, visant cette fois la grande distribution. Depuis un an, elle cible aussi la restauration hors foyer, un segment qui affiche un beau potentiel de développement", relate le dirigeant.

Début 2025, Beyond Green a lancé une nouvelle marque alimentaire, Vivants, proposant une gamme de jus multifruits pour soutenir les agriculteurs prenant des mesures en faveur de la biodiversité — Photo : Beyond Green

Enfin, la marque Vivants, apposée sur des purs jus multifruits destinés à la grande distribution, est née cette année pour soutenir les agriculteurs prenant des mesures en faveur de la biodiversité (mise en place de ruches, diminution du recours aux produits chimiques, etc.). "D’autres marques sont appelées à voir le jour, la prochaine sera lancée en 2027, annonce Maxime Durand.

Tripler le nombre de points de vente

Beyond Green revendique 650 producteurs français accompagnés depuis le début de l’aventure et espère franchir le cap des mille en 2028. À cet horizon, le nombre de points de vente partenaires visé est de 12 000, contre 4 000 pour le moment. Le nombre de produits est lui aussi appelé à croître. "Il y a des segments que nous n’avons pas encore explorés, comme le frais ou le snacking… Notre marge est petite, tout l’enjeu est donc d’augmenter les volumes pour être rentables", commente l’entrepreneur.

Hauts-de-France # Agroalimentaire # Agriculture # Start-up # Levée de fonds # Créations d'emplois