Fraîchement réélu à la tête de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) pour un 3e mandat de trois ans, Jean-Christophe Repon demande une action de la part du gouvernement face à l’activité en berne dans le secteur. Le secteur de l’artisanat du bâtiment fait face à une baisse d’activité au 1er trimestre 2026, de l’ordre de -1,5 %. Une baisse qui fait suite à plusieurs années de conjoncture morose.
S’il salue le "geste" du gouvernement, qui a permis au secteur du BTP de bénéficier de la remise sur le gazole non routier, Jean-Christophe Repon affirme qu’il ne veut pas "de l’aide pour de l’aide" mais "de l’activité".
Générer 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires
Pour remonter la pente, la Capeb défend 15 mesures. Mais sa proposition phare est une baisse de la TVA, de 10 à 5,5 %, sur les travaux de rénovation. "C’est le minimum que le gouvernement puisse faire pour sauvegarder les entreprises artisanales", affirme le président de l’organisation professionnelle.
Selon la Confédération, cette baisse de la TVA permettrait de générer 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et de créer 10 000 à 11 000 emplois. La mesure constituerait donc un "plan de sauvegarde de l’emploi et de l’activité" pour la Capeb. "Je ne pourrais pas comprendre que le gouvernement détourne le regard alors que l’emploi est détruit", déplore Jean-Christophe Repon. Selon la Capeb, 30 000 emplois ont déjà été supprimés en deux ans.
Réponse en 2027
Baisser la TVA permettrait de "redonner du pouvoir d’achat aux particuliers" qui absorbent en partie la hausse des prix des matériaux, répercutée par les entreprises. "Nous faisons face à un manque d’activité et à des difficultés à trouver des marges. Cela vient de la hausse des prix de l’énergie et des matériaux, qui ne sont jamais revenus aux tarifs d’avant la guerre en Ukraine", ajoute Jean-Christophe Repon.
Le secteur ne sera fixé qu’en 2027 sur cette proposition de baisse de la TVA, soutenue dans le cadre du prochain projet de loi de finances.