Selon les syndicats, cette mesure provoquerait la suppression de 5.000 emplois chez ArcelorMittal. Les propos présidentiels n'ont pas convaincu les salariés et les syndicats, qui n'ont pas oublié que le président avait fait une promesse similaire à Gandrange. La veille, les salariés avaient pris d'assaut la direction du site, promettant d'être le «cauchemar» du gouvernement et des candidats à l'élection présidentielle, en attente d'engagements concrets de la part des pouvoirs publics. Comme pour faire un pied de nez, la direction d'ArcelorMittal a publié, début février, ses chiffres pour le 4e trimestre 2011, affichant un résultat net de 2,3 Md$. Du côté des perspectives pour 2012, le leader mondial estime que les volumes des expéditions d'acier devraient dans l'ensemble se maintenir à un niveau constant au 1er semestre de 2012 par rapport au 1er semestre de 2011; les volumes de production minière devraient dépasser ceux du 1er semestre de 2011, conformément aux plans d'augmentation de la production de minerai de fer et de charbon d'environ 10% au cours de l'année 2012
«Tout sera fait pour que les hauts fourneaux de Florange rouvrent». C'est en ces termes que Nicolas Sarkozy, entré dans la campagne électorale, s'est exprimé, le 21février, à propos de la situation inquiétante de la sidérurgie en Lorraine alors que la reprise de l'activité sur le site de Florange a été reportée de plusieurs mois.