Après près de deux ans de négociations, ArcelorMittal et EDF ont signé fin décembre un Contrat d’allocation de production nucléaire (CAPN). Ce contrat permet aux industriels de se fournir en électricité nucléaire, dans un contexte post-Arenh. Contrat de long terme initialement réservé aux industriels électro-intensifs et nécessitant une avance de fonds, un partage des coûts de production et des risques, le CPAN a longtemps été décrié par les industriels. Les discussions ont un temps patiné, en partie en raison des prix demandés par EDF – certains industriels faisaient état de 70 € le MWh début 2025, quand l'Arenh garantissait un prix de 42 €. ArcelorMittal et EDF ne dévoilent pas le prix du mégawattheure ni les volumes contractualisés mais s’entendent sur une longue durée : 18 ans. Entré en vigueur le 1er janvier, le contrat permet à ArcelorMittal de sécuriser ses besoins en électricité pour ses sites français. Employant 15 000 salariés, le groupe sidérurgiste possède 40 sites de production en France, dont des usines à Dunkerque, Mardyck (Nord), Desvres (Pas-de-Calais), Montataire (Oise), Florange (Moselle), Mouzon (Ardennes), Basse-Indre (Loire-Atlantique), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Saint-Chély-d’Apcher (Lozère).