Dans les Ardennes, la Fondation François Sommer a lancé en 2024 la création d’un centre de formation, de recherche et de création artistique. Un projet à 13 millions d’euros, situé sur le Domaine de Belval, espace naturel de 1 050 hectares et propriété de la Fondation François Sommer. Pour y faire sortir de terre un hameau d’une surface totale de 2 500 mètres carrés, composé de 9 pavillons, l’établissement fait appel pour la construction à 9 entreprises, dont 8 sont situées dans les Ardennes et une près de Reims. Parmi les sociétés sélectionnées, l’entreprise de BTP Gabella (CA 2024 : 11 M€), l’électricien IBA, le menuisier MEB ou encore le spécialiste de la charpente marnais Le Bâtiment Associé (CA 2024 : 42,9M€).
Le Domaine de Belval accueille actuellement déjà un centre de 400 à 500 mètres carrés, dédié à la formation. "Nous allons remplacer cet ancien bâtiment, qui était une passoire énergétique", vise David Pierrard, responsable de l’Ecole et du Domaine de Belval. Le nouveau hameau permettra par ailleurs de développer l’offre de formation du centre. Fondée en 1964, la Fondation François Sommer soutient les sciences du vivant, l’art et la gestion durable des territoires.
Des bâtiments basse consommation
Pour sa conception, le projet a été confié à deux architectes : Frédéric Denisart, de l’Atelier Matières d’Architecture, à Charleville-Mézières et Paul Landauer de l’Atelier Landauer à Paris. Constitués de caissons en bois et en paille puis recouverts de parements de pierres ardennaises, les bâtiments sont étudiés pour être basse consommation. Leurs toitures sont recouvertes de tuiles ardennaises et le chauffage des pavillons se fera par géothermie.
Inauguré officiellement en juillet 2026, le nouveau centre bénéficie de contributions de l’Etat à hauteur de 778 000 euros. Cette subvention se compose de 514 000 euros au titre du soutien à l’investissement pour les structures d’éducation à l’environnement, de 89 000 euros au titre du dispositif Climaxion pour le soutien à la géothermie de surface et de 176 000 euros provenant du Fonds national d’aménagement et de développement du territoire.
Développer l’activité
La montée en puissance du centre doit permettre de répondre à la demande en formation des gestionnaires privés ou publics d’espaces naturels. "L’idée, c’est la synergie. D’où le pavillon d’accueil, avec la galerie qui le prolonge et qui est, autant que possible, un lieu de rendez-vous, de croisement de publics et de temporalités assez variés", explique Paul Landauer, architecte de l’Atelier Landauer. L’équipement vise en effet à réunir des propriétaires privés, des gestionnaires d’espaces naturels, des chasseurs, des naturalistes, des forestiers, agriculteurs, scientifiques, établissements publics et collectivités, étudiants et artistes.
Ces derniers se réunissent actuellement autour d’une quinzaine de sessions de formations d’une à trois journées par an. Le nouveau centre devrait permettre de doubler ce nombre de sessions d’ici 2027 puis de le tripler à moyen terme. L’intégralité des formations dispensées au Domaine de Belval sont par ailleurs certifiées Qualiopi par l’Etat, garantissant la qualité des enseignements et permettant leur prise en charge par les employeurs ou par un opérateur de compétences (OPCO). La nouvelle construction devrait également permettre de développer l’activité recherche, grâce à son pavillon laboratoire ainsi que l’accueil d’artistes, avec des résidences prévues dès fin 2026.