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Malgré le coup de frein national, le Grand Est continue à attirer les investissements étrangers
Grand Est # Ingénierie # Implantation

Malgré le coup de frein national, le Grand Est continue à attirer les investissements étrangers

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Avec 88 projets d’implantation ou d’agrandissement portés par des entreprises à capitaux étrangers, le Grand Est se maintient sur le podium de l’attractivité des régions françaises.

Lors du dernier Sommet Choose France, le géant de l’agroalimentaire Mars a confirmé en 2026 des investissements annoncés en 2025 — Photo : Archives - Le Journal des Entreprises

Pour le Grand Est, "c’est une bonne nouvelle", tranche Clément Visbecq, consultant senior chez EY. La dernière publication du Baromètre EY de l’Attractivité de la France, publiée le 21 mai par l’entreprise de conseil, montre que la région a attiré 88 projets d’implantation ou d’agrandissement portés par des entreprises à capitaux étrangers en 2025. "Alors qu’en France, nous observons une contraction de 17 % des investissements étrangers, dans le Grand Est, cette contraction n’est que de 3 %", détaille Clément Visbecq. En 2024, les équipes d’EY avaient recensé un total de 91 projets à l’échelle du Grand Est, pour 2 200 emplois générés. Pour le consultant d’EY, c’est l’autre bonne nouvelle à retenir dans la région : en 2025, "l’emploi généré par les projets est en hausse, à 2 500 postes".

Des annonces et des confirmations

La dynamique s’est-elle prolongée lors du sommet Choose France 2026 ? L’italo-américain Smurfit Westrock a dévoilé "60 millions d’euros d’investissement sur ses sites de Champagne-Ardenne", prévoyant 40 millions d’euros pour moderniser le site d’Épernay et 20 millions d’euros pour celui de Rethel. Par ailleurs, le géant américain de l’agroalimentaire Mars y a "confirmé l’investissement de 45 millions d’euros pour ses quatre sites alsaciens", dont la moitié sera allouée à l’extension de l’usine de Haguenau. Une confirmation, pas vraiment une nouveauté.

Rien sur l’intelligence artificielle

La frénésie des annonces orchestrée par l’Elysée a aussi débouché sur des loupées. Contrairement aux informations communiquées par les services de la Région, le groupe espagnol Boluda n’investira pas dans le Grand Est. Sa direction a formellement démenti, précisant que la région n’est "pas concernée" par son plan national de 250 millions d’euros dédié aux services maritimes. Une correction de trajectoire qui ne peut pas faire oublier le principal enseignement du Sommet Choose France dans sa version 2026, à l’échelle du Grand Est : aucune annonce sur l’intelligence artificielle, le principal moteur de l’investissement mondial. L’année dernière, Microsoft avait profité du sommet pour confirmer son intention de construire un datacenter dans la commune de Petit-Landau, dans le Haut-Rhin. En Moselle, c’est le français Eclairion qui manifestait son intérêt pour sites occupés jusqu’ici par EDF, afin d’y implanter deux datacenters.

L’atout géographique

Pour l’expert d’EY, la Région Grand Est dispose de "quatre éléments structurants" pour continuer à séduire les investisseurs internationaux. En premier lieu, "la localisation géographique, au cœur des flux européens", pointe Clément Visbecq. Un atout majeur qui n’a pas échappé au géant américain du e-commerce, Amazon, qui a décidé d’implanter un entrepôt logistique à Ensisheim, dans le Haut-Rhin. À la géographie s’ajoute le statut de "bassin industriel historique", disposant à la fois de compétences clés et de foncier disponible. Un statut qui cache surtout un avantage non négligeable. Dans le Grand Est, dans la majorité des cas, l’implantation d’une usine n’est pas vue d’un mauvais œil par les élus locaux.

Grand Est # Ingénierie # Implantation # Investissement industriel # Attractivité