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Interview Guillaume Blanchet (Naofood) : "Nous allons élargir notre activité au-delà des restaurants"

Entretien avec Guillaume Blanchet, dirigeant fondateur de Naofood

Propos recueillis par David Pouilloux - 23 novembre 2021

Naofood est une start-up nantaise de livraison de repas à domicile. En un an, elle a multiplié son activité par dix. Entreprise engagée fondée par Guillaume Blanchet, elle vient de conclure une opération de financement participatif avec succès sur la plateforme Ulule. Les 21 000 euros récoltés vont financer le développement de sa propre application mobile.

Guillaume Blanchet est le fondateur de Naofood, une start-up nantaise de la livraison de repas à domicile.
Guillaume Blanchet est le fondateur de Naofood, une start-up nantaise de la livraison de repas à domicile. — Photo : David Pouilloux

Vous définissez Naofood comme une entreprise éthique, ça veut dire quoi ?

L’éthique passe, pour nous, par la qualité des produits locaux, le choix des restaurants, l’écologie, le vélo, l’humain, et l’accompagnement des restaurants que nous invitons à utiliser des emballages soucieux de l’environnement, comme le carton ou les bocaux en verre. Notre engagement, notre éthique, passe aussi par le don à des associations sélectionnées selon des affinités : la cause animale, l’environnement ou le social. C’est une façon de donner du sens à notre démarche. Nos collaborateurs rejoignent évidemment ces valeurs.

Naofood est une jeune entreprise. Quel bilan tirez-vous après un an d’existence ?

Il y a un an, on faisait 6 000 euros de chiffre d’affaires par mois. En 2021, c’est plutôt 50 000 à 70 000 euros par mois. Il y a un an, c’était 300 commandes par mois, là, c’est 4 500 à 6 000. C’est une énorme évolution. À la fin de l’année, nous devrions être autour de 400 000 euros de chiffre d’affaires. Le panier moyen se situe autour de 32 euros, c’est une commande pour 2 à 3 personnes, très souvent. Nous travaillons avec une cinquantaine de restaurants dans Nantes. Nos livraisons se font dans un rayon de 3, 5 km de l’hyper centre.

Une entreprise, c’est aussi un état d’esprit. Chaque livreur porte une peluche sur son sac à dos. En quoi est-ce important au sein de l’entreprise ?

La peluche, ce n’est pas aussi anodin que ça. Le plaisir au travail est essentiel pour nous. La peluche a quelque chose de fun. Quand on arrive chez nos clients, ou chez les restaurants avec qui l’on travaille, ça casse les barrières que les gens dressent automatiquement avec les autres. Tous les gens se prennent au jeu et on bosse avec le sourire avec des gens qui ont le sourire.

Le choix de la livraison à vélo s’est imposé à vous ?

Nous sommes tous issus de la Foodtech, Deliveroo ou Uber Eats. Au départ, le vélo s’est imposé, mais rapidement le scooter a pris le dessus. L’idée de Naofood, c’était de rompre avec ça, justement. Nous sommes des passionnés de vélo. Pas question de lancer une flotte de scooters. On ne voulait pas être assimilés à ça. Aujourd’hui avec 12 livreurs à vélo, on peut estimer que l’on participe à la décarbonation des activités humaines, même si cela reste encore modeste.

Vous avez décroché 21 000 euros de dons sur Ulule, la plateforme de financement participatif. À quoi cela va-t-il vous servir ?

437 personnes ont fait un don. Nous avons un site web et l’on est présent sur les applications via Coop Cycle. Mais l’on souhaite évoluer, développer notre propre application et essayer de faire quelque chose de différents, avec la possibilité de faire des commandes de groupes ou d’utiliser les tickets-restaurants.

Comment voyez-vous l’avenir de Naofood d’ici à 2 à 3 ans ?

Nous venons de nous installer dans nos nouveaux locaux, allée des Tanneurs, plus grands. Et de nouvelles activités sont maintenant possibles. Nous allons élargir notre activité au-delà des restaurants, en nous associant avec de nouveaux partenaires, des boulangeries, des charcuteries, des crémeries ou des traiteurs. Notre défi, c’est aussi de participer à l’évolution de la logistique urbaine, de la livraison qui permet de désengorger les centres-villes. Il faut travailler collectivement avec tous les acteurs concernés. Naofood est au cœur de ces questions.

Guillaume Blanchet est le fondateur de Naofood, une start-up nantaise de la livraison de repas à domicile.
Guillaume Blanchet est le fondateur de Naofood, une start-up nantaise de la livraison de repas à domicile. — Photo : David Pouilloux

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