En France, on compte 1 300 sociétés labellisées Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), qui représentent environ 59 000 emplois pour un chiffre d’affaires de quelque 14 milliards d’euros. Dans la région, elles sont une centaine à détenir ce label, employant environ 5 000 personnes, et la plupart sont regroupées dans une association, Savoir-faire en Pays de la Loire. "Ce sont des industriels-artisans ou artisans-industriels, explique Olivier Verrièle, président de l’association Savoir Faire en Pays de la Loire, qu’il a lancé en 2018 avec d’autres entreprises. Une EPV peut faire des séries comme des pièces uniques. Ce qui prime, c’est qu’elle ait la volonté de conserver et transmettre son savoir-faire tout en innovant et se renouvelant."
Rassembler les EPV de la Région
Dans la région, Savoir-Faire en Pays de la Loire, réunit des entreprises de toutes tailles dans des secteurs très variés, de l’entreprise individuelle à l’ETI, à l’image de la conserverie vendéenne Gendreau (65 M€ de CA 2023) à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, de la filiale du groupe Éram La Manufacture 49 (16,8 M€ de CA 2024) à Montjean-sur-Loire (Maine-et-Loire), ou encore du groupe familial centenaire Lambert (80 personnes, 30 M€ de CA, 80 personnes) à Couëron (Loire-Atlantique) en passant par les Ateliers angevins Perrault (30 M€ de CA 2024, 210 salariés), à Saint-Laurent-de-la-Plaine, qui ont restauré la charpente de la Cathédrale Notre-Dame de Paris.
"L’association a pour vocation de rassembler les EPV de la région et de créer un réseau d’échanges, explique Olivier Verrièle, président quant à lui de l’entreprise angevine Société Choletaise de Fabrication (SCF), à Andrezé, spécialisée dans le tressage, le tricotage, le tissage et la production de dentelles (4,2 M€ de CA 2025, 50 collaborateurs). Nous organisons chaque mois une matinale en visio, avec l’intervention d’un expert sur une thématique concernant les EPV, trois à quatre soirées dans une entreprise de la région chaque année permettant de découvrir un savoir-faire, et une réception par an à la Préfecture de Région à Nantes".
Cette réception, organisée en partenariat avec la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) des Pays de la Loire et accompagnée tous les ans d’une exposition, se tiendra le 7 avril prochain à 18 heures. Elle sera l’occasion d’accueillir les nouvelles entreprises labellisées et celles qui ont renouvelé leur label.
Des métiers répartis en 8 secteurs
Car n’est pas Entreprise du Patrimoine Vivant qui veut : il faut pour cela répondre à 9 critères définis nationalement, liés au patrimoine économique, à la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité, et à un ancrage géographique ancien ou d’une grande notoriété, ce qui permet de certifier des savoir-faire rares et d’exception.
"Le label sert beaucoup l’image de l’entreprise. C’est un élément de communication important aussi bien à l’extérieur qu’en interne, pour fédérer les équipes de collaborateurs"
Le dossier de demande rempli par l’entreprise est suivi d’une visite par un organisme de certification, SGS ICS, et c’est le Préfet de Région qui en dernier lieu apporte ou non sa validation. Les EPV se répartissent en 8 secteurs, "ameublement et décoration, architecture et patrimoine bâti, arts de la Table, culture et communication, équipements industriels, médicaux et mécaniques, gastronomie, loisirs et transports et mode et beauté. "Le label sert beaucoup l’image de l’entreprise, confie Olivier Verrièle. C’est un élément de communication important aussi bien à l’extérieur qu’en interne, pour fédérer les équipes de collaborateurs qui sont le plus souvent fiers de leur entreprise et des métiers qu’ils pratiquent et transmettent."
En outre, ce label permet également une reconnaissance nationale et internationale. Il ouvre également aux entreprises la possibilité d’être éligible au programme d’accompagnement proposé par Bpifrance et dédié à l’export des métiers d’art.