Côtes-d'Armor

Chimie

Théos : "Avec nos compléments alimentaires animaliers, nous allons passer à la vitesse supérieure"

Par Néréa Brouard, le 14 janvier 2022

Théos, basée à Taden, est spécialisée en alimentation complémentaire des animaux de ferme. À la tête de l’entreprise, Julien Bonté mise sur un chiffre d’affaires multiplié par quatre cette année. L’agrandissement de son usine est également en projet.

Julien Bonté a fondé Théos en juillet 2019, après un parcours professionnel dans l’industrie pharmaceutique vétérinaire.
Julien Bonté a fondé Théos en juillet 2019, après un parcours professionnel dans l’industrie pharmaceutique vétérinaire. — Photo : Valérie Lemoigne

Théos est un fabricant de compléments alimentaires. Quelle est votre spécificité ?

Nous fabriquons des compléments alimentaires, appelés bolus, à destination des animaux de ferme. Ce sont des comprimés oblongs dont les oligo-éléments, dosés sur-mesure et associés à d’autres ingrédients, vont se libérer dans la panse des animaux pour leur assurer une meilleure santé et une meilleure productivité. Ils se diffusent sur des durées variables selon les attentes des éleveurs. Notre spécificité, c’est que nous fabriquons des bolus à long relargage utilisables en agriculture bio. Nous sommes peu d’entreprises à le faire. À la demande, nous pouvons également conduire des tests in vivo. Notre service recherche et développement a une grande maîtrise du délitement des produits grâce à un ajustement des dosages qui permet une absorption à 100 % par l’animal. Ce qui limite l’impact environnemental que peut impliquer le relargage de certains oligoéléments dans les sols.

Théos est une jeune entreprise. Qui adresse-t-elle ?

Théos a été créée en juillet 2019. Nous sommes, pour l’instant, une petite structure de quatre salariés, avec des partenaires externes pour la formulation, et un chiffre d’affaires de 150 000 euros en 2021. Notre production est vendue pour 60 % en France et 40 % à l’export. Le marché est essentiellement tourné vers les distributeurs et laboratoires avec huit spécialités développées pour les bovins, ovins, veaux et caprins.

Elle connaît pourtant une forte croissance…

En effet. Notre développement a été décalé par la Covid. Mais nous avons énormément de produits aboutis et de clients engagés en 2022, année où nous allons passer à la vitesse supérieure. Nous pensons au moins quadrupler notre chiffre d’affaires avec une estimation autour de 650 000 euros.

L’entreprise a été lauréate du plan Relance France. Quel investissement était concerné ?

Nous avons bénéficié, en 2021, du dispositif d’aide à l’investissement de transformation vers l’industrie du futur. Cela nous a permis d’investir dans une machine ensacheuse garantissant l’étanchéité de nos produits. Pour un coût de 88 000 euros dont 40 % pris en charge. Et nous sommes en train de finaliser l’automatisation de notre ligne de fabrication.

Un projet d’agrandissement de l’usine est-il prévu ?

Pour l’instant, nous sommes une usine pilote, mais on pousse déjà les murs en raison d’un stockage important. L’usine actuelle, 450 m2, devrait être agrandie d’ici 2023-2024 pour un site de 2 000 m² avec des embauches à la clé.

Julien Bonté a fondé Théos en juillet 2019, après un parcours professionnel dans l’industrie pharmaceutique vétérinaire.
Julien Bonté a fondé Théos en juillet 2019, après un parcours professionnel dans l’industrie pharmaceutique vétérinaire. — Photo : Valérie Lemoigne

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