Nouveau coup dur pour le Dunkerquois. Après l’enchaînement, ces dernières années, des annonces d’implantations et de projets industriels, nouveau revers avec Eramet (3,8 Md€ en 2023, 10 700 collaborateurs dans le monde) qui indique suspendre son projet d’usine de recyclage de batteries de véhicules électriques à Dunkerque (Nord). En cause : le manque de marché en Europe. Cette annonce intervient quelques jours après celle de l’abandon du projet de coentreprise entre Stellantis et Orano.
Ce projet devait également valoriser les déchets provenant des gigafactories et ceux des batteries usagées, dès 2026. Il prévoyait notamment la construction d’une usine de recyclage à Dunkerque. Le projet d’Eramet, évoqué il y a un an, devait se mener conjointement avec Suez et prévoyait une mise en route dès 2025. Le groupe n’avait pas alors dévoilé le nombre d’emplois qu’il comptait créer, ni le montant de l’investissement qu’il comptait injecter.
Dans un communiqué, le groupe minier indique être "dans l’attente d’un modèle économique solide et pérenne en Europe". Et explique : "Faute de montée en puissance en Europe des usines de batteries et de leurs composants, il existe aujourd’hui de fortes incertitudes, à la fois sur l’approvisionnement en matières premières de l’usine et sur les débouchés des sels métalliques issus du recyclage."