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Smartway, D-Ice Engineering, Delivagri : les start-up à suivre en 2025
Pays de la Loire # Innovation

Smartway, D-Ice Engineering, Delivagri : les start-up à suivre en 2025

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Énergie, économie circulaire, transport : autant de marchés sur lesquels les start-up des Pays de la Loire rayonnent grâce à leurs innovations. Pour plusieurs d’entre elles qui ont levé des fonds récemment, comme Enerdigit, Néolithe ou encore VoltR, l’année à venir sera celle de la montée en échelle. Pour d’autres, 2025 sera l’année du développement et de la mise en place de business plan, parfois aussi ambitieux que prometteurs.

Pierre Champeix : Ingénieur Projet Stockage A côté de Pierre avec la verste soft shell rouge : Matthias Moreau : Ingénieur Commercial — Photo : Enerdigit

Enerdigit va déployer ses batteries XXL sur le territoire national

Spécialiste de l’effacement électrique, Enerdigit a levé 40 millions d’euros en 2024 pour développer une seconde activité en parallèle : piloter des batteries XXL raccordées au réseau électrique. Elles stockeront de l’énergie lors des creux de consommation, et libéreront cette électricité lors des pics de consommation. Une première batterie est déjà en fonctionnement sous le pont de Cheviré à Nantes.

23 millions d’euros

L’entreprise ambitionne d’installer une vingtaine de grosses batteries sur le territoire national et de les raccorder au réseau électrique d’ici deux ans. Ensemble, elles devraient compter pour 40 MW de puissance. Avec aujourd’hui 22 salariés, Enerdigit prévoit un chiffre d’affaires de 23 millions d’euros en 2024.

Pierre Champeix : Ingénieur Projet Stockage A côté de Pierre avec la verste soft shell rouge : Matthias Moreau : Ingénieur Commercial — Photo : Enerdigit

Synerpod inaugure sa nouvelle usine en Vendée

La start-up nantaise Synerpod, soutenue par les groupes Airwell et Cetih, a inauguré sa première usine à St-Hilaire-de-Loulay, en Vendée. Elle vient de signer un premier contrat pour l’installation de 250 modules externes "Enerpods" dédiés à la rénovation énergétique, incluant par exemple une pompe à chaleur, un ballon d’eau chaude, ainsi qu’un système de monitoring des consommations. L’entreprise vise les 500 modules énergétiques produits par an au sein de son usine.

Glenn Desmouceaux et Sébastien Fournier, co-fondateurs de Synerpod — Photo : Thibault Dumas

Smartway s’exporte en Asie

Smartway exporte ses solutions d’antigaspillage alimentaire en Thaïlande. Après avoir conquis 11 pays européens, la société nantaise est partie cette année à la conquête de l’Asie. Elle vient de conclure un partenariat avec la plus grande chaîne de supermarchés de Thaïlande, Central Food Group. La PME d’une centaine de salariés a déployé cette plateforme dans plus de 2 000 magasins. Il faut dire que l’entreprise, qui réalise aujourd’hui environ 50 % de son chiffre d’affaires (non dévoilé) à l’export, entend accélérer à l’international.

80 %

Sa solution permet aux équipes en magasin de détecter les produits en fin de vie, de les orienter vers la meilleure filière de revalorisation (remise, don…). L’entreprise se targue de réduire de 80 % le gaspillage alimentaire et d’améliorer de 50 % le résultat net des magasins équipés.

Smartway-Central Food Group-Nantes — Photo : Smartway

Yuniboat souhaite s’ancrer à Saint-Nazaire pour 2025

La start-up Yuniboat récupère des bateaux à moteur et des voiliers qui ne sortent plus des ports, afin de les reconditionner. L’entreprise de sept personnes, actuellement installée sur un terrain de 700 m² à Batz-sur-mer, est à l’étroit avec 23 bateaux dans l’attente de leur seconde vie. Elle vise un nouveau chantier à Saint-Nazaire, d’environ 5 000 m², dont 3 000 m² de bâtiment. Ce chantier naval devrait être opérationnel fin 2025. À terme, l’ambition est d’en créer quatre autres afin de couvrir l’ensemble des côtes françaises.

Thierry Boussion, fondateur et dirigeant de Yuniboat souhaite reconditionner une centaine de bateaux sur son futur site de Saint-Nazaire — Photo : Benjamin Robert

VoltR se voit en leader européen du reconditionnement de batteries

Après avoir levé 4 millions d’euros fin 2023, la start-up angevine VoltR prépare un nouveau tour de table beaucoup plus conséquent, de "plusieurs dizaines de millions d’euros". La société souhaite construire une première usine de 5 000 m2 dans les Pays de la Loire pour assembler des dizaines de milliers de batteries reconditionnées. La société projetait d’être constituée d’une cinquantaine de salariés en fin d’année, et de passer à 150 d’ici fin 2025. Pour VoltR, l’objectif est de devenir d’ici 2030 un leader européen avec quatre usines de pointe, 600 salariés et 120 millions d’euros de chiffre d’affaires. Pour porter ses ambitions, la start-up angevine innove en permanence. Elle réfléchit par exemple à s’ouvrir aux batteries de voiture, ce qu’elle ne fait pas aujourd’hui.

VoltR - reconditionnement de batteries - Angers — Photo : VoltR

Delivagri se renforce avec de nouveaux recrutements

Lancée en 2016, la start-up angevine Delivagri, spécialisée dans la digitalisation du négoce des matières premières agricoles et d’approvisionnement, s’est installée dans de nouveaux locaux de 1 000 m2 en 2023. Avec cette nouvelle installation, Delivagri dispose cette année d’espace pour recruter et atteindre fin 2024 une cinquantaine de personnes.

30 000 agriculteurs

La start-up ambitionne de dépasser 60 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, soit une progression de plus de 50 % par rapport à 2023. S’appuyant sur de puissants algorithmes, Delivagri gère toute la logistique des échanges en proposant le meilleur prix aux 30 000 agriculteurs inscrits sur la plateforme. L’entreprise souhaite aussi se renforcer à l’international, où elle est déjà présente dans les pays frontaliers.

Quentin de Chabot et Damien Pierre - Delivagri - Angers — Photo : Thomas Bonnet

Néolithe mise sur des fossilisateurs capable de gérer 100 000 tonnes

La start-up industrielle Néolithe, basée dans le Maine-et-Loire, a développé un procédé de transformation des déchets non recyclables en granulats par fossilisation. Ce procédé se substitue à l’incinération des déchets. Elle a levé 60 millions d’euros l’année dernière. Cette somme va permettre à l’entreprise de continuer sa R & D et de se donner la capacité industrielle pour fabriquer des fossilisateurs. Elle veut déployer en France des usines permettant de traiter chacune 100 000 tonnes de déchets par an. Neolithe emploie actuellement près de 200 personnes.

Thibault de La Brosse - DG adjoint Néolithe - Maine-et-Loire — Photo : Néolithe

Bluemooov veut industrialiser son vélo-cargo pour les professionnels

La start-up lavalloise Bluemooov fabrique des vélos-cargos et vélos électriques à destination du B to B. Avec 5 personnes en équivalent temps plein, elle a réalisé cette année une levée de fonds de 1,5 million d’euros. Selon une étude menée par l’entreprise auprès de transporteurs équipés en mobilités douces, 45 % de leur parc vélos est immobilisé pour des besoins de réparation. L’idée de Bluemooov est donc de miser sur la robustesse. Pour ce faire, la start-up s’est alliée avec des équipementiers automobiles. Bluemooov prévoit un millier d’unités la première année, puis envisage de tripler tous les ans pour sortir 9 000 unités en 2028.

le pick’up de Bluemooov est une solution que la start-up veut développer pour un public de professionnel — Photo : BL

Numains lève 1,5 million d’euros pour ses data centers immergés

Le jeune groupe informatique mayennais Numains (4,5 M€ en 2022, une quarantaine de collaborateurs) compte doubler son chiffre d’affaires et son effectif en cinq ans. Il mise notamment sur le développement de sa filiale Hyperion, une start-up qui conçoit et commercialise des serveurs immergés dans des cuves de liquide, et donc moins énergivores que les systèmes climatisés.

150 serveurs

L’entreprise a d’ailleurs levé 1,5 million d’euros, afin de développer au niveau industriel et commercial ses serveurs informatiques immergés Hyperion. L’objectif est de vendre 150 serveurs, en France et à l’étranger, d’ici trois ans.

Nicolas Boulinguiez, dirigeant de Numains — Photo : Rémi Hagel

Le sarthois Teriagen se lance dans l’IA générative pour les entreprises

Lancée en Sarthe début février, Teriagen propose un service de conseils aux professionnels pour monter en puissance autour de l’intelligence artificielle générative. Un marché qui va exploser prédisent les trois experts associés. Deux des trois associés, Antoine et Alexandre Clappier, ont créé leur première entreprise en 1997 dans la Silicon Valley dans le domaine des images de synthèse et de la 3D. Ils ont lancé cinq start-up avant Teriagen, la plupart dans le domaine de l’image. Le troisième associé, Sylvain Bidier, est spécialisé dans le texte et le SEO pour le référencement et la visibilité des entreprises. Au-delà des entreprises clientes, la société lance Teriacom, une marque spécifique pour répondre aux besoins en IA des collectivités. Teriagen a également déposé une demande pour une certification Qualiopi de ses offres de formation.

Les trois fondateurs de Teriagen (de gauche à droite) : Sylvain Bidier, Alexandre Clappier et Antoine, son frère. Ici devant un parterre de dirigeants intéressés par les solutions qu’offre l’IA en 2024 — Photo : Franck Pasquier

Le vendéen Poreva s’ouvre aux magasins de décoration

Au niveau français, 10 000 tonnes de chutes de cuir sont jetées chaque année, soit plus d’une tonne par heure. La jeune entreprise vendéenne Poreva valorise ces chutes de cuir en les transformant en objets d’agencement ou de revêtement. Travaillant aujourd’hui avec des architectes, la start-up de quatre personnes souhaite se diversifier et s’ouvrir aux magasins de décoration et aux particuliers, grâce à la création d’un catalogue contenant ses propres produits. Pour élargir sa clientèle, la start-up a également une volonté de négocier avec des enseignes spécialisées dans la vente d’objets d’intérieur.

Poreva vise 200 000 euros de chiffre d’affaires cette année grâce à la revalorisation des chutes de cuir — Photo : Benjamin Robert

D-Ice Engineering optimise le trajet des cargos à voile

Créée en 2015, D-Ice Engineering est une deeptech composée d’une équipe de trente ingénieurs et chercheurs. L’entreprise nantaise développe des outils de modélisation et simulation des opérations en mer, ainsi que des logiciels pour la navigation et le pilotage pour les navires. Elle a levé six millions d’euros cette année, et va pouvoir accélérer la commercialisation de ses solutions. Ses outils ont d’ores et déjà été sélectionnés pour équiper le navire à voile Canopée de la compagnie lorientaise Zéphyr et Borée, ainsi que le cargo à voile de l’armateur Neoline. La start-up nantaise a également été retenue pour équiper les navires de marchandises à voiles de Louis Dreyfus Armateurs. Une première liste de clients renommés, qui devrait sans nul doute d’agrandir dans les mois à venir.

Louis Dreyfus Armateurs a retenu le système d’autopilote de la start-up nantaise D-Ice pour ses navires — Photo : Benjamin Robert

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