Créée à Angers en 2016 par Quentin de Chabot et Damien Pierre, Delivagri assure le négoce digital de matières premières agricoles, en se positionnant comme intermédiaire entre la production agricole et les industriels. La start-up angevine, avec 35 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros en 2025, soit une croissance de 40 %, s’appuie pour cela sur de puissants algorithmes. Elle ambitionne pour 2026 d’atteindre 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.
400 000 tonnes par an
Entre autres grâce à son agilité, aux algorithmes qu’elle déploie et à une donnée analysée en continu, Delivagri est devenu un acteur important du négoce des matières premières agricoles. "Nous améliorons en permanence nos outils digitaux, indique Damien Pierre, cofondateur de Delivagri et nous gagnons toujours en performance." La start-up angevine compte environ 40 000 inscrits sur sa plateforme, des agriculteurs aux exploitations de toutes tailles et de tous types de cultures. Ils peuvent déterminer eux-mêmes, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le prix qu’ils souhaitent pour vendre leurs produits, définir la date et le lieu de chargement ou de livraison.
"La production céréalière souffre de prix tendus et de la concurrence, explique Damien Pierre, c’est pourquoi nous encourageons aussi les agriculteurs à aller vers une montée en gamme qui va dans le sens de leurs intérêts." Chaque année, Delivagri assure désormais le négoce de près de 400 000 tonnes de matières premières, qui vont des plus courantes (céréales, paille, foin, aliments, compost…) à celles de niches, plus confidentielles. La start-up gère toute la logistique des échanges, assure le chargement et la livraison partout en France en s’appuyant sur des transporteurs locaux.
Plus de valeur ajoutée
Aujourd’hui, Delivagri se développe de plus en plus sur les matières premières à forte valeur ajoutée, avec une offre plus segmentée. "Nous croyons beaucoup à cette segmentation, explique Damien Pierre, avec des produits d’origines spécifiques ou qui répondent à des cahiers des charges particuliers, en termes de variétés ou de mode de production." Pour Delivagri, les volumes collectés de ce type de produits, plus qualitatifs ou plus rares, donc plus rémunérateurs pour les producteurs, sont passés en deux ans de 30 000 à 70 000 tonnes.
L’entreprise veut poursuivre sur cette lancée, avec la nomination d’un directeur commerciale, Marius Juvecior. Il aura justement pour mission d’accélérer le développement dans ces filières à forte valeur ajoutée, comme la cameline, le blé dur bio ou encore le grand épeautre, notamment en lien avec l’agriculture durable.
Delivagri lance également cette année le Deli’Club, pour réunir ses clients les plus engagés avec le souhait d’y fédérer à terme près d’un millier d’adhérents. Ils bénéficieront d’un accompagnement sur mesure, de contenus experts, et d’un accès privilégié aux offres de contrat à forte valeur ajoutée de la start-up. "Nous voulons les accompagner pour anticiper les évolutions du marché, innover et créer de la valeur sur leur territoire, indique Damien Pierre, tout en les aidant à réussir la transition vers une agriculture à la fois plus innovante et plus rentable."