La question a récemment agité à distance quelques décideurs : la start-up VoltR implantera-t-elle sa première grande usine en Anjou ou dans les Hauts-de-France ? La réponse est aujourd’hui sans équivoque : Nul ne le sait encore ! Car ce soutien de l’État servira en premier lieu à renforcer l’outil industriel dont elle dispose actuellement à Verrières-en-Anjou.
Renforcer l’actuelle usine de Verrières-en-Anjou
La start-up angevine, qui assure le reconditionnement de batteries au lithium, vient d’entrer parmi les lauréats du programme Première Usine soutenu par l’État. Elle souhaite à terme déployer plusieurs usines en France puis en Europe pour devenir l’un des acteurs majeurs du secteur, mais le lieu d’implantation de sa future grande usine n’est pas déterminé. "Nous allons tout d’abord concentrer nos efforts sur notre site industriel du Technocampus de Verrières-en-Anjou jusqu’à sa saturation, explique Maxime Bleskine, cofondateur et directeur général de VoltR (CA non communiqué). Nous prévoyons tout d’abord un déploiement dans la seconde halle du site. Le jour où cet outil industriel sera saturé, et si l’attraction commerciale est encourageante, il faudra trouver un autre site. Continuer de nous développer sur le Technocampus, c’est aujourd’hui notre seule certitude."
Une levée de fonds début 2026
Ce développement de VoltR à Verrières-en-Anjou devrait donc se poursuivre au moins toute l’année 2026, et les fonds alloués dans le cadre du programme Première Usine vont y contribuer. Pour autant, le projet d’une grande usine, afin de répondre à une demande que la start-up espère croissante, reste bien entendu plus que jamais à l’ordre du jour. Et pour cela, la start-up angevine prévoit toujours une levée de fonds conséquente, qu’elle devrait clôturer dans les prochains mois, probablement dans le courant du premier trimestre 2026. "Le soutien de l’État est incitatif et rassurant pour les investisseurs", reconnaît Maxime Bleskine.
Dans les prochains mois, VoltR espère également ouvrir un centre de stockage de batteries à Durtal (Maine-et-Loire). À Verrières-en-Anjou, les normes en vigueur ne lui permettent pas en effet de stocker en permanence plus d’une tonne de batteries. La start-up pourrait entreposer jusqu’à 50 tonnes de batteries sur le site durtalois qu’elle espère investir. Celui-ci entrant dans le cadre réglementaire des ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement), c’est un arrêté préfectoral, attendu prochainement, qui en autorisera l’ouverture.