Le 7 février, Jean Coisnon a été élu pour un deuxième mandat à la présidence de Produit en Bretagne (516 adhérents, budget de 2,12 M€, 12 salariés), lors de l’assemblée générale du réseau qui couvre les cinq départements de la Bretagne historique. Le Finistérien, qui dirige la société de marketing finistérienne AOC, a défini cinq priorités d’action pour 2025.
Étendre l’influence du label hors de la Bretagne
La première est de faire rayonner la marque Produit en Bretagne en dehors de la Bretagne. C’est déjà le cas, puisque 66 % labellisés sont vendus en Bretagne. "Nous voulons aller encore plus loin", annonce le président réélu, qui a rappelé que sur le territoire de la Bretagne historique, la part de marché atteignait 5 %, contre 3 % en moyenne pour l’offre régionale en France. "Nous sommes les champions de France avec l’Alsace. Mais c’est encore trop peu. Il s’agit de continuer et d’évangéliser les distributeurs et les clients. C’est un travail que nous menons avec les grands acteurs de l’agroalimentaire breton", souligne Jean Coisnon.
Dialogue privilégié avec la GMS
Produit en Bretagne organise, pour dialoguer avec les distributeurs de la GMS, des rencontres (elles seront 3 en 2025). "Ce sont des moments apaisés et privilégiés au cours desquels nos adhérentes peuvent mettre en valeur leurs nouveautés. Et nous allons proposer aux distributeurs un temps pour qu’ils présentent leurs fonctionnements et leurs contraintes", annonce Anne-Claire Pons, directrice de Produit en Bretagne.
Le deuxième sujet est la relocalisation des achats. "On l’a demandée aux particuliers mais moins aux entreprises, collectivités, associations", remarque le Finistérien. Pour "développer ces réflexes", le réseau a organisé en 2024 un premier salon de l’achat breton, qui a réuni 80 exposants. La prochaine édition aura lieu le 3 avril à Quimper et devrait réunir une centaine d’exposants.
Un label qui fait du bien à la marque employeur des entreprises
Autre cheval de bataille de l’équipe élue de Jean Coisnon : valoriser l’influence du label sur la marque employeur des entreprises adhérentes. "Une étude réalisée en décembre 2024 a montré que pour 80 % des salariés et demandeurs d’emploi bretons l’appartenance au réseau améliore l’image d’une entreprise en tant qu’employeur. "Si Produit en Bretagne irrigue à l’extérieur des entreprises, le label marque également les collaborateurs à l’intérieur", appuie Jean Coisnon.
La quatrième priorité est de mieux intégrer les jeunes dans le réseau, créé en 1993. "Les 20 - 30 ans ne sont pas vraiment là, il nous faut les embarquer avec nous, jeunes collaborateurs et jeunes clients. Le danger du vieillissement de la marque doit être une obsession pour nous", insiste le président.
La Culture fait partie du label
Enfin, le dernier chantier est celui des six délégations départementales (le Finistère en a deux) qui animent leur territoire. "Nous devons leur donner les coudées franches pour tendre vers une gouvernance partagée", estime le Finistérien.
Ces priorités 2025 s’inscrivent dans le cadre plus large du Plan 2033 que l’équipe de Jean Coisnon a défini lors de son premier mandat. L’assemblée générale du 7 février était placée sous le signe de la Culture, présente dans le conseil d’administration du réseau au travers de Jean-Michel Le Boulanger (festival Étonnants voyageurs). "Le pâté Hénaff, ce n’est pas que du pâté, il y a un peu de Bretagne dedans. Ce sentiment d’appartenance, cette alchimie, rares en Europe, donnent du poids aux produits", conclut-il.