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Pileje veut capter la croissance des autres acteurs du complément alimentaire
Allier # Santé # Investissement industriel

Pileje veut capter la croissance des autres acteurs du complément alimentaire

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Pileje, spécialiste de la micronutrition accroît de 25 % la capacité de production de son site de Saint-Bonnet-de-Rochefort en Allier. Fruit d’un investissement de 25 millions, la modernisation a permis de créer 1 000 m2 supplémentaires et de rénover 800 mètres carrés. Avec l’objectif de se positionner comme un façonnier à forte valeur ajoutée.

Cédric Gonnet, directeur industriel de l’usine de Saint-Bonnet — Photo : Mathias Paltrié

Pileje Laboratoire (185 M€ de CA en 2024 ; 525 salariés en France), spécialiste en phytothérapie, micronutrition et probiotiques, a inauguré fin septembre son site industriel, situé au Naturopôle Nutrition Santé Les Tiolans, à Saint-Bonnet-de-Rochefort (Allier).

Cette inauguration marque l’aboutissement de sept années de transformation industrielle portée par un investissement de 25 millions d’euros. Sur 6 000 m2, le site de Saint-Bonnet-de-Rochefort emploie aujourd’hui 135 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros.

4 ans de travaux

Usine Pileje dans l’Allier — Photo : Mathias Paltrié

"Nous avons investi 25 millions d’euros sur le site depuis 2017 dont 12 millions d’euros pour accroître la capacité de production. Le financement repose notamment sur des emprunts bancaires de 1,5 million d’euros au CIC et 5 millions à Bpifrance et des subventions de France relance et la région Aura à hauteur de 800 000 euros", déroule Cédric Gonnet, directeur industriel du site de Saint-Bonnet-de-Rochefort (Allier). Le reste des engagements est porté par l’ETI.

"Nous avons réussi à relever le défi de continuer à produire alors que le site était en travaux", se réjouit Cédric Gonnet. La construction a été confiée à GSE et les plans à l’agence clermontoise d’architecture Atelier Casa. Tout le process et le phasage ont été faits en interne.

25 % de gain de productivité

usine Pileje — Photo : nicolas anglade

Au terme de 4 ans de travaux, démarrés en 2021, "sans interruption de la production", la productivité du site, qui a bénéficié d’une extension de 1 000 m2, s’est accrue de + 25 % en 2025. En détail, 50 % de l’investissement porte sur des sujets industriels et production (traitement air, ergonomie, productivité) et l’autre moitié sur la R & D et l’innovation, avec une usine pilote sur place.

L’usine peut produire simultanément plus de 300 formules différentes (des formules sèches), dont la moitié pour Pileje mais aussi pour des clients laboratoires pharmaceutiques, qui développent une activité de complément alimentaire, un marché en pleine croissance (+ 56 % en valeur entre 2019 et 2024).

Un domaine que Pileje maîtrise puisque son succès, il le doit au positionnement qualitatif de ses compléments alimentaires, distribués en pharmacie où son probiotique Lactibiane Référence caracole en tête des ventes.

Capter la croissance des autres acteurs

Laboratoire Pileje — Photo : DR

Pileje veut apporter une expertise en R & D à ses clients "qui ont de forts niveaux d’exigence industrielle et réglementaire".

"Nous avons bâti un outil industriel inspiré de la réglementation des médicaments, avec les standards de l’industrie pharmaceutique", explique Cédric Gonnet, qui vient du monde de l’aéronautique, un secteur très technique où les certifications font la loi, comme dans le médicament.

Certifications pour le "vivant"

"C’est spécialement important pour le domaine des probiotiques. Là, on est dans le vivant, qui est doté des plus fortes exigences en matière d’environnement de travail. On va avoir les mêmes exigences que sur le végétal (phytothérapie), avec des souches sélectionnées et une analyse poussée du matériel", poursuit-il. Car, pour Cédric Gonnet, aujourd’hui une usine 100 % conçue pour le complément alimentaire n’est plus compétitive pour les probiotiques qui vont être de plus en plus contrôlés.

Laboratoire de l’usine Pileje à Saint-Bonnet-de-Rochefort — Photo : DR

Certifié B-Corp, le site a bénéficié d’investissements de décarbonation dont 1 million d’euros pour une pompe à chaleur puissance chaud et froid. "Notre objectif est que 100 % des déchets soient recyclés en 2030, notamment celui des poussières de poudre de plantes qui sont transformées en granulés", ajoute-t-il. Idem pour les emballages, qui seront à cette échéance, totalement recyclés, avec une attention portée sur des achats français ou européens pour les gélules.

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