Si Nat’Kaps se prêtait au jeu du "avant - après", le fabricant de compléments alimentaires pourrait dire qu’il est passé dans une autre dimension. Nat’Kaps a, en effet, pris possession d’un site industriel, qui lui ouvre des perspectives que ne permettait pas son implantation précédente. "Nous avons déménagé de Moréac à Plumelin, à proximité. Notre usine se rapproche des standards de l’industrie pharmaceutique ce qui fait que nous intéressons désormais fortement ce secteur d’activité", témoigne Nicolas Jolivel, son dirigeant. Sur ses 3 500 m² de nouveaux bâtiments qui ont nécessité un investissement d’un peu plus de 5 millions d’euros, la PME s’est dotée des mêmes matériels que l’industrie pharmaceutique. "Nous nous sommes rendus au CPHI de Milan, le rendez-vous majeur de l’industrie, début octobre, pour nous positionner sur des offres", détaille Nicolas Jolivel.
De la pharmacie aux compléments alimentaires pour animaux
La société s’appuie aussi sur un laboratoire R & D qui permet, comme l’indique le chef d’entreprise, de "caractériser des plantes et des formules avant les phases de fabrication. Tout cet écosystème analytique nous distingue d’autres acteurs du marché et nous rapproche des standards de la pharmacie."
Outre le marché pharmaceutique, Nat’Kaps entend gagner d’autres marchés. La PME de trente salariés travaille sur un projet de compléments alimentaires pour chats et pour chiens. Cette gamme devrait être développée d’ici six mois à un an. Elle détient déjà un agrément vétérinaire pour le faire.
Un objectif de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires
Ces développements sont associés à des capacités de production qui ont fortement augmenté. "Nous avons fait le choix d’investir dans plus d’automatisation. Cela nous permet aujourd’hui de faire de grosses séries quand nous étions sur de la petite série auparavant. Cela élargit notre spectre de clientèle", poursuit Nicolas Jolivel. En croissance continue, la PME est passée de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022 à plus de 5 millions d’euros en 2024. Elle emploie actuellement trente personnes "Notre ambition est de réaliser 10 millions d’euros d’ici trois à quatre ans." Pour cela, elle va actionner différents leviers. "Notre nouveau site industriel nous permet de capter d’autres volumes en proposant de grandes séries. Nous allons aussi pouvoir faire "du délestage" pour des gros acteurs du marché qui ont des besoins lors de pics de production. Il y a aussi nos diversifications." Si l’entreprise travaille à 80 % en marque blanche, elle va aussi renforcer la notoriété de sa propre marque Physiosources qu’elle commercialise via des boutiques partenaires et son site internet.
L’export est aussi un accélérateur. Il génère quelque 50 % du chiffre d’affaires du fabricant de compléments alimentaires. Ses produits sont commercialisés en Europe plus spécifiquement en Pologne, en Allemagne, en Italie et en Espagne et également dans les pays du Maghreb. "Là, nous voyons de belles perspectives s’ouvrir sur la zone Asie. Il y a un processus administratif assez long et nous avons déjà passé quelques étapes." Pour se faire connaître, elle participe à différents salons européens ou internationaux.