Maxime Neveu, vous relancez le réseau Rennes Bretagne Business Club. Pourquoi ce choix ?
Le Business Club est un réseau national né à Valenciennes, dont le modèle a été imaginé par Olivier Talbert, et qui fonctionne sous forme de franchise. Il en existe une cinquantaine dont, dans la région, le Vannes Bretagne Business Club. Ouvert en 2023, le Rennes Bretagne Business Club (RBBC) était jusqu’alors piloté depuis Caen par un autre franchisé. Il a cessé son activité en octobre 2025. Mais il ne vivait pas comme un club de territoire. En le relançant, à partir de mars 2026, je veux en faire bien plus qu’un lieu de réseautage : un véritable "hub de business" et même un "hub de performance".
C’est-à-dire ? Quel en est le principe ?
Né au départ autour du sport business, le Business Club avait l’habitude de réunir ses membres au Roazhon Park. Désormais, nous allons changer régulièrement de lieu, pour montrer le dynamisme de la ville et rentrer au cœur de ce qui fait l’économie et la culture à Rennes. Nous proposons dix déjeuners par an, qui se déroulent toujours de la même façon partout en France. C’est très "charté" car l’emploi du temps des dirigeants est souvent millimétré. Cela commence à l’heure et finit à l’heure, avec l’interview d’une personnalité d’envergure nationale ou de grands décideurs locaux.
Quelle est votre ambition ?
Je veux offrir aux dirigeants un écosystème d’excellence et d’intelligence collective. Il faut casser les bulles et mettre les nouvelles technologies au service des entreprises du territoire. Par exemple, beaucoup de start-up pitchent uniquement auprès de l’écosystème de la tech, mais pas auprès de PME ou d’industriels, qui peuvent être leurs clients et leur apporter du business. Mon obsession est de réussir à faire "matcher" les gens qui, habituellement, ne se rencontrent pas.
Ce n’est pas un club de notables. Je voudrais rajeunir la cible et donner au RBBC une vision différente avec la tech et l’IA. Pour l’instant, nous comptons une quarantaine de membres, dirigeants de PME ou ETI rennaises ou bretilliennes. Notre objectif est d’atteindre les 90 à 100 membres d’ici à 2027. L’écosystème rennais le permet et le mérite.
Quel est votre parcours ?
J'ai travaillé pendant 17 ans dans le business développement à l'international, en lien avec l'Europe et les États-Unis. J'étais dernièrement directeur commercial dans une entreprise bretillienne de bagagerie professionnelle. En 2024, j'ai quitté ce poste pour entreprendre. J'ai alors suivi une formation de chef de projet en intelligence artificielle pour créer ensuite un cabinet de consulting en management commercial, Neptune Solutions. J'ai rapidement lancé un outil d'analyse avec IA pour faciliter la vie des commerciaux, et pour le commercialiser j'ai créé la start-up Ondine, incubée au Poool à Rennes et chez Emergys. Dans ce cadre, je sais qu'il est nécessaire de faire du réseau. C'est une pratique que j'ai adorée quand je travaillais avec les États-Unis, où c'est indispensable pour faire du business. Alors je me suis intéressé au Rennes Bretagne Business Club.