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Né en Loire-Atlantique, le réseau Invitation à la ferme veut prendre une dimension nationale
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Né en Loire-Atlantique, le réseau Invitation à la ferme veut prendre une dimension nationale

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Fondé en 2015, le réseau Invitation à la ferme réunit 35 exploitations laitières bio, en majorité dans le grand Ouest. Ensemble, elles mutualisent les achats, et ont créé une marque commune. Le réseau ambitionne de prendre une dimension nationale.

Jean-Michel Péard, cofondateur d’Invitation à la ferme, souhaite étendre le réseau de fermes bios à l’échelle nationale — Photo : Benjamin Robert

On les retrouve maintenant dans les grandes surfaces, comme dans les magasins bios. Ces produits sont reconnaissables à leur logo, violet, et à la photo des fermiers mis en avant sur le packaging. Le réseau Invitation à la ferme a été cofondé en 2015 par Jean-Michel Péard, qui a repris une ferme dans le nord de la Loire-Atlantique en 2006. "L’objectif initial était de créer une société de producteurs laitiers indépendants et bios. Ce réseau permet aujourd’hui de mutualiser nos achats, de mutualiser les équipes, et d’avoir une marque commune à laquelle le consommateur s’identifie", expose-t-il.

Fort d’une dizaine de salariés, ce réseau regroupe des équipes de communication, comme des ingénieurs qualité afin de créer une ligne directrice pour les 35 fermes adhérentes. La plupart d’entre elles figurent aujourd’hui dans l’Ouest, en Bretagne et en Pays de la Loire. Elles regroupent au total 260 salariés et exploitants, et génèrent 23 millions d’euros de chiffre d’affaires. "Nous avons aussi des pôles de fermes autour de Lyon, dans le Lot-et-Garonne, ou encore en Lozère. Aujourd’hui, le réseau est viable et tourne bien. L’idée serait de poursuivre avec de nouvelles fermes en Normandie et dans le nord de la France pour quadriller le territoire national", expose Jean-Michel Péard.

Une transformation sur place

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Le réseau Invitation à la ferme prône une transformation du lait directement sur place, que ce soit pour fabriquer des yaourts, des glaces ou encore du fromage. Cette initiative a notamment pour but de sécuriser à moyen et long terme le modèle économique des fermes. "Il est aujourd’hui difficile de vivre du métier avec les fluctuations du prix du lait. La manière la plus fiable est de transformer sur place pour générer une marge plus stable. Mais encore faut-il bien le faire, avec un business plan qui tienne la route en fonction des volumes de lait. C’est tout le savoir-faire de notre réseau", explique Jean-Michel Péard.

L’aspect local pour se sauver de la crise du bio

Il faut dire que depuis 2021, les produits bios subissent une crise de plein fouet, et ont parfois du mal à se vendre. "Face à cette crise, des fermes ont malheureusement dû repasser en élevage conventionnel. Au sein du réseau, nous n’avons pas été trop impactés. Nos ventes se font pour chaque ferme à l’échelle locale, un aspect qui a pris le pas sur le bio dans les décisions d’achat. Cela nous a permis de garder les consommateurs", analyse Jean-Michel Péard. La loi EGalim, qui oblige les restaurations collectives à acheter 20 % de produits bios, a également limité la casse. Aujourd’hui, la consommation de produits bios retrouve de l’allant, autant en GMS que dans les magasins spécialisés. De quoi voir plus loin pour Invitation à la ferme. Ce dernier se projette même dans des projets de R & D, comme autour du projet Veg & Lait piloté par l’Inrae. "L’objectif est d’associer des protéines végétales, comme les pois ou les lentilles, avec des protéines animales. L’idée fait sens car toutes les fermes du réseau sont en polyculture-élevage, note Jean-Michel Péard. Le réseau nous permet ainsi d’être au cœur des réflexions autour des produits de demain".

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