Petite embellie au mois de décembre. Le nombre de logements autorisés augmente de 4,5 % par rapport au mois de novembre. Selon les chiffres du ministère de l’Aménagement du Territoire, 28 400 logements ont été autorisés en France.
Ce léger rebond n’empêche pas le marché de poursuivre sa chute en 2024. L’an passé, seulement 30 400 logements ont été autorisés à la construction. Il s’agit d’une baisse de 12 % par rapport à l’année précédente. Et il s’agit d’une baisse de 28 % par rapport à l’avant crise sanitaire.
Les logements mis en chantier suivent la même tendance. Malgré une reprise de près de 17 % sur le mois de décembre, le nombre de logements commencés sur douze mois (263 100) est en retrait de 11 % par rapport à 2023 et de 33 % par rapport à la période d’avant Covid.
Les raisons de la crise
Depuis plus de deux ans, le secteur du logement neuf fait face à la crise en France. Celle-ci est provoquée, d’une part, par le renchérissement des coûts de construction, conséquence de la flambée des prix des matériaux de construction, des cours de l’énergie, et des nouvelles exigences environnementales. D’autre part, le marché a été plombé par l’effondrement de la demande de logements. En cause : la hausse des taux d’intérêt, la fin de dispositifs incitatifs (Pinel) et l’incertitude économique.
Les conséquences sur l’emploi
L’effondrement du marché du logement neuf plombe l’activité des promoteurs immobiliers et des entreprises du bâtiment. La Fédération Française du Bâtiment (FFB) estime que 30 000 à 40 000 emplois ont été détruits en 2024. Le syndicat professionnel prévient que 150 000 emplois pourraient être perdus d’ici à 2026 dans un secteur qui emploie 1,7 million de personnes en France. Il appelle à la mise en place de mesures de relance dans le Budget 2025, notamment celles qui avaient été projetées sous l’éphémère gouvernement Barnier, pour se refaire une santé.