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L’international demeure un relais de croissance pour les PME françaises
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L’international demeure un relais de croissance pour les PME françaises

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L’export offre des perspectives intéressantes. La croissance devrait être trois fois plus importante dans le monde qu’en France en 2025. Et les entreprises tricolores peuvent compter sur un appui renforcé de l’État. Reste à dénicher les bonnes opportunités.

La croissance mondiale devrait être trois fois supérieure à la croissance française en 2025 — Photo : Haropa Port-Marin David

L’international reste un relais de croissance intéressant pour les entreprises tricolores. Tout simplement parce que bon nombre de marchés étrangers sont plus porteurs que le marché hexagonal. En effet, si les projections de croissance de l’OCDE pour la France en 2025 plafonnent à 0,9 %, elles dépassent 3 % pour la moyenne mondiale et frôlent 7 % pour l’Inde.

En outre, les entreprises françaises peuvent compter sur l’appui de l’État. Le Plan "Osez l’export !" vise ainsi à faire passer de 150 000 à 200 000 le nombre d’entreprises françaises exportatrices d’ici 2030. Lancé en août 2023, celui-ci vise à aider les entreprises françaises, en particulier les PME et ETI, à s’internationaliser pour diversifier leurs marchés et trouver des relais de croissance en dehors de l’Hexagone.

Des aides à l’export efficaces

Les PME françaises sont donc fortement encouragées à aller chercher à l’international une croissance plus dynamique qu’en France et ce, d’autant plus, que les dispositifs de soutien à l’export sont nombreux. Pour faire progresser de 33 % sur sept ans le nombre d’entreprises exportatrices, Business France bénéficie de moyens renforcés qui s’articulent avec les dispositifs régionaux. "L’écosystème français d’aide à l’export est efficace. Je conseille aux PME et ETI de s’entourer de tous les acteurs publics et privés permettant d’aller à l’international. Cela inclut les fonds d’investissement, qu’ils soient minoritaires ou majoritaires, qui poussent de plus en plus pour que la croissance de leurs participations se fasse à l’international", commente François Lamotte, directeur général du groupe Altios, spécialisé dans l’accompagnement des PME et ETI à l’international.

L’Inde plutôt que la Chine

Encore, faut-il cibler les bonnes zones. La zone Asie-Pacifique affiche une croissance dynamique. Toutefois, et malgré le plan voté récemment par les autorités chinoises pour relancer leur économie, le risque pays a augmenté pour la Chine. Si les entreprises déjà présentes en Chine y poursuivent leurs activités, les néophytes s’y risquent moins. En cause, le ralentissement du marché domestique, la hausse des coûts de main-d’œuvre, la complexification de l’environnement politique et normatif, les tensions avec l’Occident… "Au sein de la zone Asie-Pacifique, l’Inde se substitue à la Chine, avec de belles opportunités dans l’industrie, la medtech et l’agroalimentaire", pointe François Lamotte.

Recentrage sur l’Europe

Mais depuis deux à trois, la tendance est au recentrage des PME et ETI françaises sur l’international européen. "En raison de sa proximité et d’une monnaie commune, l’Europe offre des poches de croissance plus faciles d’accès", analyse François Lamotte. L’étude réalisée par le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) en partenariat avec Altios corrobore cette évolution. L’Europe constitue le premier marché à l’export pour près de 75 % des ETI exportatrices et la première zone d’implantation pour 62 % des ETI implantées à l’étranger. L’Italie, l’Espagne et l’Allemagne constituent le trio de tête, alors que le Royaume-Uni souffre de la complexité générée par le Brexit.

Par ailleurs, la démarche d’internationalisation des entreprises se fait plus structurée, moins opportuniste et se traduit plus souvent par une implantation locale. "La croissance externe est un bon moyen pour accéder plus vite à des marchés internationaux. Cela permet d’acquérir rapidement une clientèle, des talents, des technologies…", constate François Lamotte.

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