Votre société LC Consulting, dont vous êtes l’unique actionnaire, a signé un partenariat avec une société marocaine DHC-Afrique. Quel est l’objectif de ce rapprochement ?
La société LC-consulting, que j’ai créée en 2021, a pour vocation de conseiller les entreprises industrielles dans le déploiement de leur stratégie, dans leur développement à l’International ou lors d’opérations de cession, d’acquisition, de spin-off ou de transmission. Notre cabinet compte de nombreux clients français mais aussi étrangers puisque nous enregistrons 55 % de notre chiffre d’affaires (150 000 euros) à l’international, notamment dans les pays anglo-saxons (Royaume-Uni, États-Unis), mais également en Afrique du Nord. Il nous a paru important d’opérer un rapprochement entre DHC-Afrique, une entreprise basée à Casablanca au Maroc et spécialisée dans la représentation commerciale d’entreprises françaises en Afrique. Ce partenariat nous permet de proposer à des PME françaises une solution sur-mesure de relais commercial au Maroc.
Concrètement, comment interagissez-vous avec votre partenaire marocain ?
De mon côté, je trouve des entreprises françaises qui veulent exporter au Maroc, où cela ne suffit pas de faire des ventes à partir de la France mais où il est nécessaire d’avoir un relais sur place. DHC-Afrique n’intervient pas comme agent, mais comme une prolongation de la force de vente, avec toutes les opérations qui vont avec : rapport de visite, formation aux produits de l’entreprise française et adaptation du produit français au marché marocain, réunions commerciales sur place… Cette présence sur le terrain, dans un pays où le contact humain est important, nous donne davantage de réactivité. Nos tarifs varient selon l’accompagnement choisi : négociations, études de marché, business plan, suivi opérationnel…
En quoi le Maroc est-il un pays intéressant pour travailler à l’export ?
Avec un PIB en croissance de plus de 3,2 % et une industrialisation dynamique avec plus de 23 % du PIB provenant de l’industrie, le Maroc représente une véritable opportunité pour nos entreprises. D’autant que depuis les années 2000, le roi du Maroc a donné un coup de pouce à son économie, en créant notamment deux zones franches autour du port de Tanger, et à Nouaceur près de Casablanca, avec des environnements fiscaux très favorables pour les entreprises qui s’y installent. D’où un développement très important de l’industrie automobile au Maroc, avec une production annuelle dépassant les 700 000 véhicules. En 2022, le secteur a généré plus de 100 milliards de dirhams (environ 10 milliards d’euros) en chiffre d’affaires à l’exportation. Le Maroc n’est qu’à trois heures de Paris et se distingue aussi par une main-d’œuvre qualifiée, des infrastructures modernes. Ces facteurs en font une plateforme idéale pour optimiser les chaînes d’approvisionnement tout en profitant de l’accès à de nouveaux marchés. Le savoir-faire industriel français, combiné à l’efficience marocaine, représente une opportunité unique de renforcer nos filières automobiles et de favoriser des partenariats stratégiques.
Pourriez-vous étendre ce partenariat à d’autres pays voisins ?
Nous explorons des opportunités en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et en Côte d’Ivoire notamment. Cette zone est une véritable réserve de croissance pour nos entreprises françaises qui veulent se développer à l’international.