D'après une analyse livrée par le Crédit Foncier, le marché immobilier lillois a enregistré un léger repli en 2014. Le nombre de transactions dans l'ancien a baissé de l'ordre de 5% en 2014 par rapport à 2013. Une baisse qui s'explique par un fort attentisme des acheteurs face à des vendeurs qui refusent d'acter la baisse des prix.
Des écarts sur l'ancien entre les communes
Sur l'ancien, il existe toutefois des écarts significatifs entre les différentes communes de la métropole. Dans les secteurs côtés comme Marcq-en-Baroeul, Bondues ou Lambersart, les prix ont bien résisté pour les produits de qualité. En revanche les prix des bien situés dans des secteurs moins prisés ou avec défauts ont enregistré des baisses de prix importantes, pouvant aller jusqu'à 15%. Concernant 2015, le Crédit Foncier prévoit que les prix poursuivront leur baisse, sauf dans les quartiers recherchés et en centre-ville.
Le maintien du neuf
Sur le neuf cette fois, les prix sont restés stables en 2014 pour le centre-ville (avec un prix moyen au m² de 3.900 €) et pour les secteurs recherches (3.000 €/m²). Une légère érosion est toutefois constatée en périphérie-secteur courant (2.800 €/m²). Le marché du neuf a surtout été porté l'année dernière par le retour des investisseurs privés, en quête de défiscalisation.
Des taux d'intérêt au plus bas
D'après une étude menée par le Crédit Foncier et l'université Paris-Dauphine, Lille est l'une des villes où la baisse du pouvoir d'achat immobilier est la plus importante (25%) entre 1998 et 2010, avec Marseille (42%) et Paris (39%). Aujourd'hui, les conditions de taux sont très favorables à l'acquisition de logement. Ces derniers s'établissent en février 2015 à un niveau moyen de 2,21 %, "du jamais vu depuis 70 ans", souligne le Crédit Foncier dans un communiqué. A Lille, le coût total moyen d'acquisition d'un appartement a ainsi baissé de 12,2 % en trois ans (2012 à 2014).
Le marché immobilier d'entreprise
Le marché locatif des bureaux a enregistré une demande placée de 165.000 m² en 2014 (3 % par rapport à 2013) tandis que le marché francilien accusait une baisse de 15%. Le marché de l'investissement a été très actif, à l'image de l'Ile de France, avec 200 millions investis (+ 39% par rapport à 2013).