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Les Serres de la Salamandre produiront sur trois hectares supplémentaires en 2025
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Les Serres de la Salamandre produiront sur trois hectares supplémentaires en 2025

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En Maine-et-Loire, l’entreprise créée par trois maraîchers nantais boucle un plan d'investissement de 15 millions d’euros. La première phase avait permis la mise en activité de 41 000 m2 de serres et des espaces de conditionnement et de stockage. Une trentaine de recrutements vont être effectués.

Les Serres de la Salamandre disposeront en 2025 de nouveaux hectares de serres chauffées supplémentaires pour produire des tomates grappe — Photo : Jean-Charles Bessonneau - Elioreso

En Maine-et-Loire, les Serres de la Salamandre seront équipées en décembre d’une nouvelle serre de 30 000 m2. L’entreprise de Noyant-Villages, près de Baugé, qui se consacre exclusivement à la production de tomates, boucle ainsi un plan d'investissement de plus de 15 millions d’euros. Selon les dirigeants, cette "extension" aura été plus simple et plus rapide à mener que la première phase : celle-ci avait vu la construction de 41 000 m2 d’installations en 2020-2021 sur une parcelle de 21 hectares ; des serres principalement, mais aussi des bâtiments de stockage et de conditionnement, des équipements robotisés et un bassin de trois hectares où sont déversées les eaux de pluie récupérées depuis les toits. "Actuellement, ce bassin est utilisé à 100 %. Nous avons 90 000 m3 d’eau en stock", indique Stéphane Gaborit, l’un des trois associés.

Plus de 4 000 tonnes de tomates

Si en 2024, la météo pluvieuse n’a pas favorisé la consommation de tomates, les associés ont bien réalisé ces nouveaux investissements pour répondre à "une demande à la hausse". "Avec l’extension, nous proposerons plus de 4 000 tonnes de tomates grappe à la grande distribution du Grand Ouest et de l’Île-de-France. Une petite partie de la production est destinée à l’enseigne Grand Frais. Ce sont des tomates avec une plus forte valeur gustative, au détriment des rendements : il est de 40 kg/m2 contre 60 kg/m2 en tomate standard", présente Stéphane Gaborit.

Des projets, malgré une mauvaise année

Le maraîcher et ses associés, Yannick Lechat et Jean-René Briand, espèrent cependant que la météo sera plus favorable dans les mois à venir. "2024 est une année plutôt basse, en termes de consommation, donc de tarifs. C’est la loi de l’offre et de la demande. Nous avons une production météo-sensible, ce qui peut faire varier notre chiffre d’affaires de 20 à 30 % d’une année sur l’autre. Actuellement, nous vendons en dessous de nos coûts de production", indique Stéphane Gaborit. Les négociations commerciales avec les centrales d’achat sont menées par l’organisation de producteurs Ydéal sous la marque Le Potager de Jade.

Les dirigeants ont déjà prévu une troisième serre. "Nous disposerons au total de 11 hectares en production. Nous créerons alors un deuxième bassin de stockage de l’eau", annonce Stéphane Gaborit, qui espère que ce futur projet va pouvoir se concrétiser "avant 2028-2030".

Quarante recrutements prévus en 2025

Pour animer les nouvelles installations, près d’une quarantaine de personnes sont recherchées. Elles rejoindront les seize salariés permanents et les saisonniers embauchés d’avril à septembre : l’entreprise emploie trente équivalents temps plein, soit jusqu’à une cinquantaine de personnes en pleine saison. Un plan de recrutement va être lancé au début de 2025.

Le projet d’extension des serres en services (actuellement de 41000 m2 ), destinées à la production de tomates et chauffées par l’incinérateur de Lasse — Photo : SdS

"Nous allons réaliser cela en trois périodes, en janvier, février et mars. Le processus de recrutement est conduit avec France Travail, pendant dix jours. Cela permet de présenter l’entreprise, identifier les candidats qui nous correspondent et d’aborder toutes les questions de salaires, conditions de travail, etc. Le but est qu’une fois que les personnes arrivent à l’essai dans les serres, elles n’aient plus que le programme de formation technique en tête", explique Nicolas Dreux, le directeur du site.

Une main-d’œuvre et de l’énergie disponibles

Le directeur est confiant mais ne s’attend pas à recevoir autant de candidatures qu’en 2021. "Nous avions eu entre 300 et 350 CV", précise-t-il. Le vivier de main-d’œuvre est l’une des raisons qui ont poussé les trois associés à développer ces serres en commun, au nord-est du Maine-et-Loire. Les trois maraîchers nantais étaient par ailleurs freinés sur leurs exploitations respectives par l’accès au foncier et à l’eau. Mais un argument en particulier les a amenés si loin de chez eux : leurs serres sont ici chauffées grâce à la chaleur fatale récupérée sur l’incinérateur à déchets de Lasse. Un moyen de réduire la facture énergétique. En 2021, il s’agissait d’une première en Pays de la Loire.

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