Le 18 décembre 2025, le Sivert (Syndicat Intercommunal de Valorisation et de Recyclage Thermique des Déchets de l’Anjou) a choisi Paprec Energies comme délégataire pour son Unité de valorisation énergétique (UVE) de la Salamandre, à Lasse, au nord-est du département. Le marché, signé pour 25 ans, porte sur 753 millions d’euros, dont 175 millions d’euros qui seront consacrés à l’agrandissement du site avec une seconde ligne de four, permettant de faire passer ses capacités de traitement des déchets de 115 000 de tonnes actuellement à plus de 200 000 tonnes en 2030. Un vaste chantier que le délégataire aura la charge de mettre en œuvre et auquel les entreprises du territoire vont être encouragées à participer.
43 millions d’euros pour les entreprises locales
Pour cela, soutenus par les services de l’État, le Sivert, la Communauté de communes Baugeois-Vallée, qui assure la compétence économique sur ce territoire, et la CCI de Maine-et-Loire ont signé une convention de partenariat, avec un objectif : qu’au moins 25 % de ce chantier d’agrandissement soit réalisé par des entreprises locales, principalement du Maine-et-Loire et éventuellement de départements voisins.
"Cela représente environ 43 millions d’euros, précise Jean-Luc Davy, président du Sivert, et nous espérons même atteindre 35 % du montant des travaux effectués par les entreprises locales, ce qui correspondrait à environ 55 millions d’euros."
Travaux qui concerneraient essentiellement la partie construction du futur bâtiment destiné à accueillir la seconde ligne de four, les accès, ou encore la fourniture d’armoires électriques ou la réfection et l’agrandissement des locaux administratifs actuels de l’UVE. Un nouveau bâtiment, destiné à recevoir du mâchefer, dont les travaux débuteront dès octobre 2026, va également être construit. Là aussi, les entreprises locales sont encouragées à se positionner.
Une première réunion le 10 février à Angers
La CCI de Maine-et-Loire, avec différents partenaires tels que la FFB, l’UIMM ou encore la Capeb, aura dans cette opération un rôle d’information et de mobilisation des entreprises du territoire. "Nous allons coordonner la recherche des entreprises, leur présenter le projet et ses enjeux, et nous assurer qu’elles peuvent répondre, seules ou collectivement, aux différents lots mis en jeu pour le chantier à venir, indique Matthieu Billiard, président de la CCI de Maine-et-Loire. Le travail se mènera également avec Paprec et avec les services de l’État."
Ces derniers, en particulier France Travail, apporteront également leur soutien, principalement en aidant les entreprises retenues dans leurs recrutements éventuels. Une première réunion de présentation du projet aux entreprises du territoire se tiendra à Angers le 10 février prochain dans les locaux de la CCI, au centre Pierre Cointreau à Angers.
Économie circulaire
Le chantier de l’agrandissement de l’UVE La Salamandre sera de grande ampleur et compte parmi les plus importants investissements en Maine-et-Loire ces dernières années. Il débutera en 2027 pour une mise en service prévue en 2030. Au plus fort du chantier, il devrait mobiliser sur le site plus de 220 personnes. Il générera aussi des emplois indirects, comme en termes d’hébergement ou de restauration.
Ce projet, appelé Ecocir 2, pour "économie circulaire", s’inscrit dans la continuité du projet Ecocir 1 lancé lors de la construction de l’UVE La Salamandre en 2004. "La zone d’activité intégrant l’UVE représente 30 hectares et il reste encore 4,5 hectares à commercialiser, indique Philippe Chalopin, président de la Communauté de Communes Baugeois Vallée. L’objectif est de faire venir des entreprises qui ont un besoin d’énergie thermique ou électrique et qui pourront utiliser celle qui est produite sur le site." A l’image des Serres de la Salamandre, groupement de maraîchers nantais qui ont construit 8 hectares de serres, alimentées en chaleur par l’UVE, pour y produire des tomates, créant du même coup une centaine d’emplois.