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Les élus locaux s’inquiètent de l’avenir du site d’ArcelorMittal à Basse-Indre, près de Nantes
Loire-Atlantique # Métallurgie # Aménagement du territoire

Les élus locaux s’inquiètent de l’avenir du site d’ArcelorMittal à Basse-Indre, près de Nantes

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En février dernier, ArcelorMittal annonçait le regroupement potentiel de certaines activités du groupe en Inde. Pour les élus de Loire-Atlantique, ces annonces constituent une menace pour le site du sidérurgiste à Basse-Indre, près de Nantes, qui emploie 342 salariés.

Des bobines d’acier produites par l’usine d’ArcellorMittal à Basse-Indre — Photo : ArcellorMittal

Dans un communiqué commun adressé au ministre de l’Économie, la maire de Nantes Johanna Rolland, et le maire d’Indre, Anthony Berthelot, exposent leurs inquiétudes concernant le sort du site d’ArcelorMittal à Basse-Indre, près de Nantes. Cette prise de position fait suite aux annonces du géant de la sidérurgie en février dernier, qui envisageait de regrouper certaines activités du groupe, notamment les fonctions supports, en Inde. Une potentielle délocalisation qui ne passe pas auprès des élus locaux, qui craignent que le site nantais dépendant de la commune d’Indre soit concerné. "Ces annonces constituent une menace pour le site d’ArcelorMittal de Basse-Indre qui emploie 342 salariés", précisent-ils.

Un contexte mondial complexe

De son côté, le deuxième groupe sidérurgique mondial (127 000 salariés, 15 400 salariés en France, 62,4 Md€ de CA) semble dans une situation tendue. Face à la déferlante de l’acier chinois, qui crée une offre supérieure à la demande, le groupe a vu sa production baisser de 20 % en France ces cinq dernières années.

De son côté, le site de Basse-Indre, qui célébrait l’année dernière ses 200 ans d’histoire, a enregistré une baisse de 50 % de la production en 2023. "Nos concurrents asiatiques sont en surproduction, du fait de l’effondrement du marché immobilier. De plus, le marché automobile européen souffre également et c’est un gros consommateur d’acier", justifiait déjà à l’époque Thierry Poirier, le directeur du site implanté en bord de Loire. Les élus appellent ainsi le gouvernement à "des mesures urgentes" pour soutenir les emplois, et au-delà le secteur sidérurgique dans son ensemble.

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