L’aciériste ArcelorMittal confirme son intention d’investir 1,2 milliard d’euros à Dunkerque pour décarboner son site, en achetant notamment son premier four électrique. Le maintien ou non de cet important plan d’investissement, condition de la pérennité de l’activité d’Arcelor à Dunkerque, était au cœur des inquiétudes après l’annonce de 636 suppressions de postes au sein de plusieurs usines du groupe.
Pour des mécanismes de protection aux frontières
Suspendu depuis la fin 2024 en raison d’un contexte mondial défavorable pour l’acier, ce plan est donc toujours d’actualité selon ArcelorMittal, qui déclare avoir été rassuré par l’annonce du Plan d’action européen pour l’acier et les métaux, en mars 2025. "ArcelorMittal est confiant dans le fait que la Commission européenne puisse mettre en place prochainement des mécanismes efficaces de défense commerciale et d’ajustement carbone aux frontières", pose un communiqué. Un peu plus loin, le groupe précise ses attentes : "l’industrie de l’acier a maintenant besoin d’une limitation des importations à 15 % de la demande d’acier, ainsi que d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) efficace."
Si ces dispositifs sont mis en place "prochainement, après l’été", les conditions seront alors réunies pour qu’Arcelor relance son plan d’investissement, affirme le groupe.
2 milliards d’investissements prévus en France
ArcelorMittal rappelle enfin, que cet engagement pris, ajouté aux différents investissements annoncés récemment soit 254 millions d’euros à Dunkerque et 53 millions d’euros à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), ainsi que la nouvelle unité de production à venir d’ici la fin de l’année à Mardyck, d’un montant de 500 millions d’euros, aboutit à un total de 2 milliards d’euros. "Ce qui démontre la détermination d’ArcelorMittal à maintenir une industrie de l’acier dynamique et durable en France".
Premier à réagir, le maire de Dunkerque Patrice Vergriete a salué "un premier signal positif rassurant" de la part d’ArcelorMittal. "L’acier vert, la poursuite du plan global de décarbonation, à Dunkerque, c’est un impératif pour la souveraineté européenne et pour l’emploi sur notre territoire industriel" poursuit l’élu.