Avec 84 600 m² de bureaux ayant fait l’objet de transactions contre plus de 113 000 m² en 2023 (et plus de 153 000 m² en 2022), le marché de l’immobilier d’entreprise de Nantes Métropole affiche un recul de 26 %. Il se place désormais à la 7e place des marchés de région, juste derrière Rennes, d’après les chiffres publiés par le CINA (Club Immobilier Nantes Atlantique) pour l’année 2024.
Seulement 220 transactions ont été réalisées. Parmi celles-ci, ce sont les grandes transactions qui ont été le plus fortement impactées. Seulement deux opérations supérieures à 2 500 m² ont été recensées cette année, contre 19 pour des surfaces comprises entre 1 000 et 2 500 m². Les grands utilisateurs continuent de se réorganiser, d’optimiser et rationaliser leurs surfaces de bureaux. La performance environnementale, la desserte et l’environnement de services des immeubles font partie intégrante de leurs critères de choix.
C’est le socle du marché nantais (surfaces inférieures à 1 000 m²) qui résiste le mieux avec 199 transactions en 2024, contre 212 en 2023, pour un volume placé qui fléchit seulement de 3 %. La surface moyenne des bureaux concernés par les transactions s’établit à 386 m², soit une diminution en surface de 22 % par rapport à 2023.
Baisse du marché du neuf
Le marché du neuf connaît une baisse significative, ne représentant plus que 30 % des transactions (contre 46 % du volume placé en 2023). Au-delà de la baisse du volume global placé, cette situation s’explique également par le manque de disponibilités, dans le neuf, dans les secteurs les plus recherchés par les entreprises, à l’image d’Euronantes, secteur sur lequel l’ensemble des projets à venir sont déjà en cours de pré-commercialisation.
Le centre de Nantes toujours très demandé
Les secteurs de Nantes-Centre, Euronantes et de l’Île de Nantes continuent d’attirer. Ils représentent 46 % de la demande placée, devant le Nord-Ouest (24 %), le Nord-Est (19 %) et le Sud (11 %).
Le stock d’offres disponibles dans l’année continue d’augmenter (+ 35 % environ en un an), la part du neuf ne représentant plus que 35 % du stock global. L’offre de seconde main a quasiment doublé en deux ans, avec un stock dur (surfaces disponibles depuis plus de cinq ans) qui progresse lui aussi.
Les critères de pré-commercialisation nécessaires au lancement de grands projets s’étant renforcés en raison du contexte économique difficile, certains secteurs manquant d’offres dans le neuf continueront d’être pénalisés dans les années à venir.