Maine-et-Loire
Le concepteur de luminaires sans fil Paranocta accélère avec les clients professionnels
Maine-et-Loire # Biens de consommation # Innovation

Le concepteur de luminaires sans fil Paranocta accélère avec les clients professionnels

S'abonner

À Angers, la société Paranocta, qui a mis au point un concept de luminaires d’extérieur, conserve son socle de clients particuliers via des distributeurs et veut accélérer vers la clientèle professionnelle de l’hôtellerie, de la restauration et de l’événementiel entre autres avec un nouveau produit : un adaptateur magnétique permettant de suspendre son ampoule sans fil et autonome.

L’entreprise Paranocta, créée par Stéphane et Hilda Ponge, veut accélérer ses ventes auprès des professionnels de l’hôtellerie-restauration et de l’événementiel — Photo : Olivier Hamard

En 2018, la société angevine Paranocta voyait le jour sous l’impulsion d’Hilda et Stéphane Ponge. Les époux mettaient sur le marché une lampe autonome connectée, une " lumière extérieure à vivre", comme aime à la rappeler Hilda Ponge. De recherches en améliorations, l’entreprise angevine de 4 personnes, hébergée dans les locaux d’Angers French Tech depuis janvier 2021, a enrichi sa gamme d’un système aimanté permettant aujourd’hui d’accrocher son ampoule, initialement sur pied. L’entreprise, qui compte des clients en France mais aussi en Belgique et en Suisse, souhaite convaincre de plus en plus les professionnels de l’hôtellerie-restauration et de l’événementiel, sans négliger pour autant les particuliers via un réseau de distributeurs.

Un million d’euros de chiffre d’affaires en 2027

Le virage avait déjà été amorcé en mars 2020, Paranocta, qui avait initialement conçu sa lampe d’extérieur en adressant une clientèle de particuliers, sortait une version de son produit plus adaptée aux secteurs de l’hôtellerie-restauration. " Notre lampe n’était au départ pas faite pour eux, confie Hilda Ponge. Nous l’avons relookée, avons travaillé sur l’étanchéité. Après une année 2020 compliquée avec les confinements et les fermetures des établissements, les ventes ont décollé en 2021 et 2022. L’entreprise a atteint alors 500 000 euros de chiffre d’affaires, avec de belles références, comme des restaurateurs étoilés convaincus par le produit. Elle a également

éclairé le château de la Star Academy en 2024 et en fera de même cette année pour la finale de l’émission Top Chef.

C’est maintenant de plus en plus vers cette clientèle professionnelle que se tourne Paranocta. "Nous allons mobiliser notre énergie sur les cafés hôtels-restaurants, ajoute la dirigeante, les lieux de séminaires, de réception et d’événement, comme les châteaux, les vignobles, les golfs. Le potentiel est énorme." L’objectif est désormais pour Paranocta d’atteindre 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2027.

Made in France

Pour adresser cette cible, qui représente déjà environ 70 % de ses ventes, Paranocta a refondu son site internet, orientant désormais le particulier vers la trentaine de magasins distributeurs avec qui l’entreprise travaille. "Nous effaçons donc les prix en ligne, explique Hilda Ponge, et nous proposons aux professionnels un espace d’accueil en les redirigeant vers des propositions de devis et de démonstration de nos produits."

Des produits qui se sont enrichis d’une innovation : une ampoule led sans fil, appelée Bulbee, rechargeable, connectée et réglable à distance, assurant 9 heures d’autonomie, avec une batterie reconditionnée fournie par la start-up angevine VoltR. Elle dispose d’un plug magnétique qui permet de la poser ou la suspendre facilement. Paranocta a même conçu une station de recharge pour six lampes, facilitant la collecte et la mise en charge.

Levée de fonds à venir

L’entreprise, qui privilégie le made in France avec l’assemblage de ses luminaires réalisé par un atelier adapté angevin, une lanterne produite au Mans et des accessoires, tels que les pieds et les pinces, fabriqués dans l’Hexagone, envisage également de lever des fonds pour accompagner sa croissance. Un tour de table, qui devrait se situer autour de 500 000 euros, est envisagé pour la fin de cette année ou pour 2026.

Maine-et-Loire # Biens de consommation # Innovation