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Le belge Futerro lève 12 millions d’euros pour son projet de bioraffinerie normande
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Le belge Futerro lève 12 millions d’euros pour son projet de bioraffinerie normande

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Futerro, spécialiste belge de la fabrication de plastiques biosourcés, a réalisé une première levée de fonds de 12 millions d’euros pour son projet de construction d’une bioraffinerie en Normandie. Des capitaux qui vont permettre à Futerro de finaliser les études d’ingénierie, c’est-à-dire la phase de conception préliminaire.

En plus de ses actionnaires historiques, Finasucre et Compagnie du Bois Sauvage, un nouvel actionnaire a rejoint Futerro : la société Cybelle, dont l’actionnaire est un acteur important du secteur des emballages à destination de l’industrie agroalimentaire, via le groupe Cedap — Photo : DR

Spécialiste belge de la fabrication de plastiques biosourcés et leader dans la production d’acide lactique, lactide et PLA (acide polylactique), Futerro annonce la clôture de sa première levée de fonds de 12 millions d’euros en vue de la construction de sa nouvelle bioraffinerie en Normandie, à Port-Jérôme-sur-Seine.

En plus de ses actionnaires historiques, Finasucre et Compagnie du Bois Sauvage, un nouvel actionnaire a rejoint Futerro : la société Cybelle, dont l’actionnaire est un acteur important du secteur des emballages à destination de l’industrie agroalimentaire, via le groupe Cedap.

"Le PLA est un matériau polyvalent et l’un des bioplastiques présentant les meilleures propriétés pour les applications d’emballage alimentaire comme alternative au PS (polystyrène), au PET (polyéthylène téréphtalate) et au PP (polypropylène). De plus, les machines actuelles utilisant des matériaux fossiles (injection, co-extrusion, thermoformage…) sont compatibles avec le PLA sans modifications majeures, compte tenu de l’usinabilité du PLA, souligne Djivan Djierdjian, directeur de Cybelle et Cedap. Le PLA étant biosourcé, recyclable et ne produisant pas de micro ou nano-plastiques persistants dans l’environnement, il nous semble essentiel de se tourner vers ce type d’alternative."

Avec l’arrivée de ce nouvel actionnaire, Finasucre et la Compagnie du Bois Sauvage ont également augmenté chacune leur investissement dans Futerro de 2 millions d’euros.

Finalisation de la phase de conception préliminaire

Ces nouveaux fonds vont permettre à Futerro de finaliser les études d’ingénierie, c’est-à-dire la phase de conception préliminaire. Des études indispensables avant que les permis environnementaux et de construction puissent être déposés dans les prochains mois.

Ces nouveaux capitaux doivent aussi donner les moyens à Futerro de consolider sa présence sur les marchés européens existants (emballage alimentaire, fibres textiles, films agricoles, impression 3D…), ainsi que dans de nouveaux secteurs d’application actuellement en développement.

Un investissement de 500 millions d’euros

Futerro a choisi de s’associer avec le groupe coopératif sucrier français Tereos pour mener à bien son projet d’usine de production de bioplastique à Port-Jérôme-sur-mer (Seine-Maritime). Un groupe qui l’alimentera en matières premières. Le projet de bioraffinerie prévoit un investissement de plus de 500 millions d’euros et la création de plusieurs centaines d’emplois en région.

La future bioraffinerie de Futerro sera la seconde du groupe après la construction de sa première usine de PLA (acide polylactique) en Chine en 2021. Un projet de plateforme bio-industrielle, circulaire et durable, dédiée à la chimie verte et "entièrement intégrée", se félicite Frédéric Van Gansberghe, directeur général de Futerro.

"Face à la désindustrialisation de la filière de la chimie et des plastiques d’origine fossile en France et en Europe, nous devons reconstruire la souveraineté de l’Europe en mettant en place de nouvelles filières porteuses, dont les bioplastiques. C’est l’une des clés d’une industrie bas carbone et du maintien des emplois industriels locaux", souligne le directeur général et fondateur de Futerro. Avec, au total, une capacité de production annuelle du futur site de 75 000 tonnes de PLA (acide polylactique) et 125 000 tonnes d’acide lactique.

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