Seine-Maritime
Futerro lance les travaux d'ingénierie de sa bioraffinerie normande
Seine-Maritime # Plasturgie # Investissement industriel

Futerro lance les travaux d'ingénierie de sa bioraffinerie normande

S'abonner

Spécialiste belge de la fabrication de plastiques biosourcés, Futerro lance les travaux d’ingénierie pour son projet de construction d’une bioraffinerie en Normandie. L’entreprise a fait appel à plusieurs spécialistes français, dont le cabinet d’architecture rouennais Ataub, pour une mise en service prévu en 2028.

Futerro souhaite développer une filière de chimie verte et polymères renouvelables — Photo : Futerro

Spécialiste belge de la fabrication de plastiques biosourcés et producteur d’acide lactique, lactide et d'acide polylactique (PLA), Futerro lance les travaux d’ingénierie et de conception finale de l’avant-projet détaillé de sa future bioraffinerie européenne qui sera implantée sur la zone industrielle et portuaire de Port-Jérôme à Saint-Jean-de-Folleville, près du Havre. Avec ce projet utilisant plusieurs technologies (fermentation, polymérisation et recyclage), Futerro souhaite développer une filière de chimie verte et polymères renouvelables afin de produire diverses biomolécules plateformes (molécules issues de matière première renouvelable qui servent de base à la synthèse d'autres molécules et polymères) pour la production d'acide lactique et lactide, ainsi que d'un plastique biosourcé, recyclable et compostable, le PLA.

"Ce projet porte de grandes ambitions qui se reflètent désormais également par l’engagement de nos partenaires : celle de contribuer à réinventer le secteur de la chimie verte en Europe, celle de participer à la transition écologique de l’industrie, et celle de maintenir un secteur industriel fort et résilient", explique Frédéric Van Gansberghe, PDG et fondateur de Futerro. Une phase de travaux d’ingénierie pour laquelle la société belge avait réalisé une levée de fonds de 12 millions d’euros fin 2024.

Des études menées par le groupe français Ingérop

Pour finaliser les autorisations environnementales et de construction qui vont être soumises aux services de l’État d’ici les prochains mois, l’entreprise a fait appel à l’expertise technique française d'Ingérop, groupe d’ingénierie et de conseil basé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). La réalisation des études de construction inclut également Eiffage, l’un des leaders européens du BTP, et le cabinet d’architecture rouennais Ataub. Ingérop intervient sur les études de conception de l’ensemble de l’ouvrage, les procédés de fabrication restant à la charge de Futerro. "La France reste un pays attractif pour les investissements industriels internationaux et nous sommes convaincus que l’excellence et l’expérience de l’ingénierie française peuvent apporter une réelle valeur ajoutée afin de soutenir la transition industrielle française", souligne Yves Metz, président du groupe Ingérop.

Mise en production d’ici 2028

Pour la direction de Futerro cette étape d’ingénierie ancre définitivement l’implantation de la bioraffinerie : "Le projet est lancé : il ne s’agit plus d’une ambition, mais de l’implantation future et réelle de la première bioraffinerie européenne intégrée." Une véritable assurance d’aboutissement donnée par la direction de Futerro pour ce projet de chimie verte qui comprendra une unité d’acide lactique transformant des matières premières agricoles françaises et durables (dextrose issu de blé durable français), une unité de conversion en lactide et PLA ainsi qu’une unité de recyclage chimique et mécanique de PLA. Pour cela, Futerro a conclu un accord avec le groupe coopératif sucrier français Tereos pour concentrer en circuit court, sur un même territoire géographique, l'extraction du dextrose (issu de blé durable français) puis sa transformation en plastique biosourcé, industriellement compostable et recyclable. Une ambition rendue possible grâce au site de Tereos implanté à Lillebonne (176 salariés) et qui produit 800 000 tonnes de blé transformées par an.

Investissement de 500 millions d'euros

Le début des travaux d’ingénierie doit permettre à Futerro de définir les bases de sa bioraffinerie et de confirmer ses choix techniques et industriels. L’entreprise établira aussi les coûts détaillés estimés avant le lancement officiel de la construction, dont la première pierre est envisagée courant de l’année 2026 avec une mise en production en 2028. Au total, le projet de bioraffinerie prévoit un investissement de plus de 500 millions d'euros et la création de 250 emplois directs et de 900 emplois indirects en Seine-Maritime.

Seine-Maritime # Plasturgie # Chimie # Ingénierie # Immobilier # Investissement industriel # Implantation # Créations d'emplois # Transition écologique