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L’aindinois IPC va investir près de 5 millions d’euros dans un nouveau site près de Clermont-Ferrand
Puy-de-Dôme # Plasturgie # Investissement industriel

L’aindinois IPC va investir près de 5 millions d’euros dans un nouveau site près de Clermont-Ferrand

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Spécialisée dans la plasturgie et les composites, IPC lance la construction d’un nouveau site de 2 500 m² près de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. Ce nouvel outil doit lui permettre de soutenir sa croissance et d’atteindre les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les 5 ans.

Alors qu’IPC est en train de s’équiper d’un nouveau site de 2 500 m², la structure envisage déjà une extension de 900 m² dans les 5 à 6 ans à venir — Photo : Archi3a /MEDA Réalisation

Les travaux ont débuté en novembre sur le biopôle de Saint-Beauzire près de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. Acteur clé de l’innovation plastique et composite en France, le groupe aindinois IPC (160 salariés ; 18 M€ de CA) a décidé de devenir propriétaire et de s’agrandir avec un nouveau bâtiment de 2 500 m². Ce dernier est en train de sortir de terre à quelques mètres de son site actuel qu’elle occupe depuis 2017. L’investissement devrait osciller entre 3 et 3,5 millions d’euros.

70 % de croissance en un an

La structure, qui possède le statut de Centre Technique Industriel, s’installera à l’été dans ses nouveaux locaux. "Nous soutenons la R & D des entreprises, principalement des PME de la plasturgie, qui nous financent via une taxe affectée. Mais nous avons aussi des projets collaboratifs ainsi que l’activité B2B (recherche sous contrat qui contrairement aux projets financés par la taxe affectée ne sont pas choisis sur la base d'une demande collective, NDLR) et la demande est forte. Notre activité a connu une croissance de 70 % entre 2024 et 2025", explique Luc Uytterhaeghe, le directeur général.

Le site auvergnat, qui fait partie des quatre unités d’IPC disposant d’une plateforme technologique, est spécialisé dans les études autour de l’interaction des plastiques avec l’environnement et de l’analyse du cycle de fin de vie, notamment dans le secteur de l’emballage. Ici sont testés des produits, tels que les barquettes en polyester, pour vérifier que le plastique ne pollue pas les aliments. "Nous nous assurons qu’il y a bien une conformité et une innocuité des plastiques par rapport à leur utilisation. Nous vérifions aussi qu’un produit compostable en milieu terrestre et/ou marin ne vient pas dégrader l’environnement", précise le dirigeant.

Deux millions d’euros dans les équipements

À Saint-Beauzire, IPC travaille pour les industriels de l’agroalimentaire ou des cosmétiques. "Alors qu’on parle de plus en plus de perturbateurs endocriniens et, quelque part, de baisse des teneurs tolérées, que ce soit des phtalates, des bisphénols… ça va demander de plus en plus d’analyses et de trouver des solutions alternatives, qu’il faudra aussi analyser. C’est pourquoi je crois très fort dans le développement de cette entité de Clermont-Ferrand", avance le dirigeant. Ce dernier évoque une demande sociétale de protection des consommateurs et une législation de plus en plus contraignante par rapport aux industriels.

IPC a donc décidé d’investir massivement en Auvergne. À l’investissement dans le nouveau bâtiment, qui comprendra près de 1 900 m² de laboratoires, s’ajouteront deux autres millions d’euros pour les équipements (analyse de perméabilité, de chimie, matériel de compostage…). "Cela fait partie du projet Au3R (plateforme de moyens multi-sites qui réunis trois partenaires : IPC, le Centre technique du papier et le Centre technique agroalimentaire de recherche et de prestations de service, NDLR) un projet de l'entreprise? de la filière? ou autre? ) qui vise à améliorer la durabilité et la circularité des emballages par une approche 3R : réduction, réemploi, recyclage. Nous sommes soutenus à hauteur d’un million d’euros par le fonds Feder européen de la Région Auvergne-Rhône-Alpes", indique Luc Uytterhaeghe.

Vers un doublement des effectifs

IPC avait déjà investi deux millions d’euros dans le Puy-de-Dôme pour équiper son laboratoire existant. Grâce à cet agrandissement, la structure espère dépasser les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires dans les 5 ans et prévoit de doubler son effectif auvergnat dans les 10 ans. IPC compte aujourd’hui 26 salariés à Saint-Beauzire : des chefs de projet, ingénieurs et techniciens de laboratoire.

Puy-de-Dôme # Plasturgie # Investissement industriel # PME # Transition écologique
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