La Trinitaine rebondit avec l’arrivée de Breizh Rebond à sa tête
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La Trinitaine rebondit avec l’arrivée de Breizh Rebond à sa tête

Le fonds breton Breizh Rebond est désormais l’actionnaire majoritaire de La Trinitaine qu'il a reprise à la barre du tribunal de commerce de Rennes. Breizh Rebond recentre désormais l’activité de la PME sur la fabrication de biscuits secs. L’activité de pâtisserie industrielle s’arrête. Au total, 200 des 300 emplois de l’entreprise sont préservés.

Florent Coëffec, nouveau président de La Trinitaine, Xavier Lépine, président de Breizh Rebond et Yann Petit, ancien dirigeant, détaillent les nouvelles perspectives de l’entreprise — Photo : Ségolène Mahias

L’attente aura été longue mais positive pour La Trinitaine. Le célèbre biscuitier morbihannais est repris par Breizh Rebond, le fonds régional basé à Rennes, qui reprend sa 11e PME bretonne.

La reprise porte sur l’activité dédiée aux biscuits secs

"Le tribunal de commerce de Rennes a accepté notre offre pour la reprise de l’activité biscuits secs de La Trinitaine, soit un tiers de l’activité et 44 personnes", expose Xavier Lépine, président de Breizh Rebond. Le réseau de distribution qui compte 47 magasins est lui aussi conservé. Le dirigeant breton rappelle que l’offre de Breizh Rebond a été la seule déposée au tribunal de commerce de Rennes et qu’elle permet "de sauver l’entreprise familiale".

100 emplois supprimés

"Malheureusement, nous ne reprenons pas l’activité de pâtisseries industrielles qui n’est pas viable sur un marché tourné vers la GMS et saturé", poursuit Xavier Lépine. Au total, 200 des 300 emplois de La Trinitaine sont préservés.

"Ce repositionnement a des implications sur l’emploi et nous déplorons cela. Une centaine d’emplois sont concernés, entre l’activité de pâtisserie industrielle et des fonctions supports", indique Xavier Lépine. "L’essentiel est la reprise de la société mais je pense aussi aux salariés qui restent sur le bord de la route. Il nous tient à cœur de les accompagner individuellement et d’essayer de reclasser le maximum de personnes", poursuit-il.

La famille Petit reste à bord

Désormais actionnaire majoritaire, sans préciser à quelle hauteur, Breizh Rebond partage le capital avec la famille Petit, fondatrice de l’entreprise et désormais actionnaire minoritaire. "Nous avons souhaité que la famille Petit demeure à nos côtés car elle a une expertise précieuse", indique Xavier Lépine. Yann Petit, ancien PDG de la société, sera l’un des représentants de la famille et siégera au conseil de surveillance. Florent Coëffec, directeur général, devient le président de la société. "La reprise par Breizh Rebond est un soulagement et le fruit de plusieurs mois de travail. Aujourd’hui, nous avons de nouvelles perspectives. La clientèle est attachée à la marque. Les fondamentaux sont forts et bons afin de rebondir", indique-t-il.

Apport en capitaux

Le rebond passe par une injection de cash. Breizh Rebond fait un apport en capitaux au sein de la société. Plusieurs millions d’euros sont injectés et ils seront fléchés vers les besoins en fonds de roulement de La Trinitaine ainsi que dans son réseau de distribution. Huit millions d’euros, ayant été investis dans l’outil industriel des biscuits secs ces dernières années, aucun investissement majeur n’est prévu dans l’immédiat. "Nous nous donnerons les moyens de le faire quand cela sera nécessaire."

La feuille de route de l’entreprise est donc désormais tournée vers les biscuits secs. "50 % de l’activité reprise au sein de la biscuiterie est commercialisée au sein du réseau de distribution de La Trinitaine. Le reste est vendu au sein de circuits de boutiques spécialisés en France mais aussi à l’export qui pèse 10 à 15 % du chiffre d’affaires", explique Xavier Lépine.

Un retour à l’équilibre dans 12 à 15 mois

Le dirigeant de Breizh Rebond mise sur un retour à l’équilibre financier d’ici 12 à 15 mois, après une première phase de stabilisation. De 59 millions d’euros de chiffre d’affaires, l’entreprise devrait passer à 25 millions d’euros de chiffre d’affaires après ce recentrage.

Sorties du périmètre de la reprise, les cinq lignes de production des activités des pâtisseries industrielles seront cédées par le liquidateur. Propriété de la famille Petit, les mètres carrés libérés à l’occasion du recentrage de l’activité, auront prochainement une nouvelle destination.

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