«La mode, une filière d'individualistes»
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«La mode, une filière d'individualistes»

Roger Adida,
nouveau président de la Chambre syndicale de l'habillement de Marseille et du Prides Ici Mode


Quel est votre parcours?


Après avoir travaillé dans de grands groupes, notamment à l'international, j'ai repris en LBO la société de prêt-à-porter Olly Gan en 1989. Puis je l'ai cédée en 2007. C'était un choix de vie. Car dans notre métier, il faut savoir ne pas faire le match de trop... Aujourd'hui, j'offre mon expérience et ma disponibilité à la Chambre syndicale et au Prides, dont je viens de prendre la présidence. J'en suis en quelque sorte le visage unique. Une manière de montrer, par exemple aux collectivités, que la profession sait se regrouper. Et, bien sûr, de créer des synergies.




Quelles sont les grandes missions de ces deux structures?


La Chambre syndicale de l'habillement est un lieu de rencontre et d'échange au service des artisans et des industriels créateurs de mode. Nous représentons la profession et conseillons les entreprises. Avec un seul but: leur développement. Plus largement, le Prides Ici Mode regroupe l'ensemble des acteurs de la filière textile-habillement, y compris la Chambre syndicale. Ce sont deux structures complémentaires.




Comment se caractérise la filière "mode" locale?


S'il est vrai qu'elle est très dynamique dans la région, c'est avant tout une filière d'individualistes. Dans ce métier, on se débrouille toujours un peu seul... Or, toutes ces entreprises locales, bien que très différentes, ont incontestablement des problématiques communes, comme l'international, ou le contact avec les interlocuteurs des grands magasins.

www.icimode.fr

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