Il existe déjà le MIF Expo à Paris, le salon du Made In France, pour quelles raisons avez-vous créé ces rencontres du Made in France à Marseille ?
Notre événement se positionne comme des rencontres, davantage que comme un salon. Il propose un village d’entreprises avec une vingtaine d’entreprises exposantes, mais aussi des tables rondes et ateliers, et surtout des moments pour favoriser les rencontres.
J’ai le sentiment que les entrepreneurs en France sont dans leur coin, sont individualistes et je trouve cela dommage parce qu’ensemble, nous sommes plus forts. Nous avons tous besoin des autres.
D’où l’idée de créer ces rencontres pour réunir des personnalités, comme notre parrain, Pierre Gattaz, mais aussi de jeunes entrepreneurs, des dirigeants de start-up ou d’entreprises locales. Je cherche à valoriser le positif, je veux partager mon vécu : à chaque fois que j’ai pu rencontrer des entrepreneurs dans le cadre de mon travail, je sortais de ces échanges plus inspiré et renforcé.
Quels sont les objectifs de ces rencontres ?
Générer du business est certes important. Mais il est tout aussi primordial de rompre la solitude des dirigeants, par la création de liens durables.
Lors de cette deuxième édition, nous allons ainsi créer un "mur des engagements", sur lequel visiteurs et participants vont pouvoir écrire leurs engagements pour l’année à venir. Nous en ferons une synthèse et l’agence Sacrés Français se chargera de sélectionner quelques-uns de ces engagements pour rendre compte de leur évolution tout au long de l’année. En 2026, nous ferons le bilan.
Finalement, peut-on dire que vous voulez initier un mouvement ?
En quelque sorte, oui. Aujourd’hui, il existe les certifications, comme Origine France Garantie, mais seul un petit millier d’entreprises peut financer une telle démarche. Il reste des milliers d’entreprises, qui fabriquent en France et qui ne sont dans un aucun cadre.
Chez Sacrés Français (8 salariés pour une vingtaine de clients en 2024, CA non communiqué, NDLR), nous avons bien conscience qu’il n’est pas facile de faire du Made in France. Notre mission est donc d’aider ces entreprises à réussir, notamment à travers la communication et la formation des dirigeants aux outils de communication.
Quels sont les temps forts de cette 2e édition, qui se déroule à Marseille le 22 mai ?
Ces rencontres sont là pour échanger sur les enjeux de réindustrialisation et de relocalisation. Dans un contexte marqué par les incertitudes, nous avons ajouté à ces enjeux une thématique : la résilience, qui apparaît comme la clé d’un succès durable.
Une table ronde explorera le modèle économique des Scop (sociétés coopératives et participatives) qui peut être une réponse inclusive, durable et résiliente aux entreprises françaises. Ce modèle a été mis en œuvre chez Duralex récemment, ou, localement, chez Scop-Ti (à Gémenos), qui avait relancé l’activité de production avec la marque de thé 1336. Ces deux entreprises apporteront leur témoignage. Nous aurons aussi l’intervention d’Henri Nicolau-Guillaumet, le dirigeant de l’entreprise BIC ou encore d’Axel Alletru, athlète handisport, qui a décroché des titres de champion de France et vice-champion d’Europe en natation, et remporté le rallye Dakar en 2020.