Vous dirigez l'association qui coordonne les projets des quatre villes hôtes de la Cité de la gastronomie. Aux côtés de Paris-Rungis, Tour et Dijon, où se place Lyon ?
Lyon est l'une des quatre villes à proposer un lieu spécifiquement dédié à un aspect de la gastronomie. Le vin pour Dijon, les sciences humaines pour Tours, la santé et la nutrition pour Lyon. Nous estimions en début de projet que le projet lyonnais ne présentait pas tous les pré-requis en terme de charte, les attentes de l'Unesco, et qu'il était enfin sous estimé au regard de la taille de la Ville. Un certain nombre de points à respecter faisaient défaut dans la première version du projet. Mais les failles ont été corrigées depuis et nous trouvons ce projet satisfaisant.
Quel sera le modèle économique et le système de gouvernance ?
Nous nous sommes réunis en mai dernier pour avancer sur le sujet de la gouvernance et du modèle économique, nous inspirant de la réussite de la Cité du Vin à Bordeaux. Le coût de la Cité de Lyon est estimé à 19M?. La Ville, la Métropole et la Région abondent chacune à hauteur de 2M?, de même que Eiffage. Le Maire part dont à la recherche de 11M? pour boucler le budget. Son voyage en Chine dernièrement lui a donné quelques perspectives, sans compter les grands industriels de l'agroalimentaire du territoire qui seraient prêts également à contribuer.
Et maintenant ?
L'appel d'offre pour la muséographie, la scénographie et l'exploitation du lieu sera lancé à la rentrée. Nous veillerons, au sein de la mission, à mutualiser les forces et à garantir la cohérence entre ces quatre projets. Même si celui de Paris ne verra le jour qu'en 2022 au minimum.