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La 3e promotion de l’accélérateur Boost Côte d’Azur s’élance vers la croissance externe
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La 3e promotion de l’accélérateur Boost Côte d’Azur s’élance vers la croissance externe

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La troisième promotion de Boost Côte d’Azur vient de démarrer. L’accélérateur compte cette année cinq dirigeants des Alpes-Maritimes et du Var, tous secteurs confondus, qui veulent accélérer via de la croissance externe.

La 3e session de l’accélérateur Boost Côte d’Azur a été officiellement lancée au Village by CA à Sophia Antipolis, en présence des participants et des partenaires du programme — Photo : Olivia Oreggia

Désormais étendue au Var, la troisième saison de Boost Côte d’Azur vient d’être lancée. Pendant cinq mois, les cinq dirigeants participant vont apprendre à faire de la croissance externe.

Un tiers des patrons bientôt cédants

Boost Côte d’Azur a été créé en 2024 par l’UPE06 aujourd’hui présidé par Franck Cannata — Photo : Olivia Oreggia

Un enjeu stratégique pour une entreprise et plus largement pour tout un territoire puisque 36 % des entreprises ont un dirigeant de plus de 55 ans.

Ce parcours a été créé en 2024 par l’UPE06, avec l’IRCE, l’Institut régional des chefs d’entreprise, Connect Pro (groupe Turenne), la CCI Nice Côte d’Azur et le soutien des banques régionales (Caisse d’Épargne Côte d’Azur, BP Med et Crédit Agricole Provence Côte d'Azur). Comme l’a rappelé Franck Cannata, patron des patrons azuréens, il doit donc permettre aux TPE et petites PME de "pouvoir s’agréger, se compléter en restant sur le territoire et donc en gardant l’emploi et les savoir-faire".

Quatre des cinq dirigeants de la 3e promotion Boost Côte d’Azur étaient présents lors de sa présentation. De gauche à droite : Aurélien Merebbah (M Solaire Énergie), Didier Geofroy (LDLC Nice), Guilhem Ensuque (Attestis) et Benjamin Schaeffer (HSBI) — Photo : Olivia Oreggia

"Un schéma naturel"

Cette année encore, les profils des entreprises et de leurs dirigeants sont très variés. Guilhem Ensuque a créé Attestis (20 collaborateurs, CA : 3 M€) à Sophia Antipolis en 2007. Spécialisée dans les solutions innovantes d’affichage légal (permis de construire, enquêtes publiques, panneau de chantier…), la start-up est "rentable depuis trois ans", souligne son fondateur. Ce dernier dit avoir "de gros objectifs : maintenir le rythme de croissance, soit 45 % de croissance par an. Le schéma assez naturel est donc la croissance externe pour intégrer des solutions complémentaires à toutes les étapes de l’acte de bâtir."

Depuis sa création en 2024, Boost Côte d’Azur a formé 17 dirigeants à la croissance externe — Photo : Olivia Oreggia

Un "plafond de verre" à briser

Installé dans le Var, à Puget-sur-Argens, Benjamin Schaeffer vise quant à lui une expansion géographique. "Chef d’entreprise autodidacte avec seulement un CAP-BEP plomberie en poche", il est à la tête du groupe HSBI qui regroupe deux structures spécialisées dans la plomberie, le chauffage et la climatisation et 49 collaborateurs pour plus de 5 M€ de CA.

"On a atteint un plafond de verre, explique-t-il. On est arrivé au maximum de ce que nous pouvions faire dans l’Est Var. La prochaine étape est de faire de la croissance externe avec une cible qu’on n’a pas encore trouvé aujourd’hui mais qui va nous aider à nous implanter dans les Alpes-Maritimes où nous avons déjà des clients."

Les dirigeants retenus suivront un parcours de formation piloté par l’IRCE, dont Christophe Tourneur est directeur des opérations, aux côtés de multiples intervenants experts (In Extenso, DSO, CCI Nice Côte d’Azur…) — Photo : Olivia Oreggia

Acquérir main-d’œuvre et savoir-faire

Tout autre parcours que celui d’Aurélien Merebbah qui, "après 13 ans de fonctionnariat" est devenu entrepreneur. Cofondateur de M Solaire Énergie à Nice (9 collaborateurs, 1 M€ de CA), qui installe panneaux photovoltaïques et bornes de recharge électrique, il doit faire face à une problématique propre aux métiers des énergies renouvelables : le manque de formation. "Il nous faut très vite doubler notre chiffre d’affaires. La croissance externe est logique à la fois pour trouver de la main-d’œuvre et accélérer notre développement."

Des étapes à passer

Après les deux premiers jours du programme, Didier Geofroy, franchisé LDLC (7 salariés, 1,8 M€ de CA), spécialiste du matériel informatique à Nice, confie lui "avoir encore du chemin à faire avant d’envisager la reprise". Avant d’ajouter : "Il a des choses, concrètes, que je dois mettre en place. Mais c’est une volonté que j’ai, je me suis toujours vu repreneur".

La cinquième personne retenue, absente lors de cette présentation, est Laëtitia Bataillé, à la tête du groupe varois Adonis Hôtels et Résidences, qui a déjà signé plusieurs acquisitions.

Thomas Collet est directeur d’investissement au sein de Connect Pro (Groupe Turenne) qui pilote le fonds Boost Côte d’Azur — Photo : Olivia Oreggia

Financer ses acquisitions

Au-delà de l’accélérateur, Boost Côte d’Azur est doublé d’un fonds, piloté par Connect Pro. Sur les 17 participants des deux dernières années, le groupe Lignage, à Nice, en a récemment bénéficié. "Et nous sommes en discussion très avancées avec deux autres de la première session, un investissement que nous espérons boucler en 2026, précise Thomas Collet, directeur d’investissements chez Connect Pro. Je pense que les choses pourraient se concrétiser à un moment ou à un autre, avec 40 % des entreprises participantes."

L’accélérateur et le fonds évoluant indépendamment, d’autres entreprises participantes ont mis en application ce qu’elles avaient appris dans leur parcours, sans solliciter le soutien financier de Boost Côte d’Azur, à l’image de iPepper qui a récemment bouclé l’acquisition d’une société parisienne.

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