En 2008, la Confiserie Florian enregistrait un CA de 3,6M€. Manifestement, les Français n'ont pas compensé la crise en se goinfrant de fruits confits, puisqu'en 2009, le CA est passé à 3,5M€. Ce résultat aurait été pire si Frédéric Fuchs, 4e du nom à la tête de la confiserie qui appartenait à Fragonard jusqu'en 1996, n'avait pas changé de stratégie il y a deux ans. «Pendant 60ans, la politique était de faire venir les clients en boutiques à Nice et Tourrettes-sur-Loup, explique le P-dg, depuis deux ans nous cherchons à vendre via différents réseaux et sur Internet.» Choix judicieux puisqu'avec les baisses du tourisme et du pouvoir d'achat, les ventes des boutiques (75% du CA) dégringolent.
Explosion d'Internet
Une baisse des boutiques en nom propre compensée notamment par le développement de la distribution en épicerie fine, à Printemps Paris, dans les 70 boutiques du réseau Au Nom de la Rose... Le volet distribution représente 15% du CA. Les 10% restants sont le fruit des ventes sur Internet. De 31k€ de ventes en ligne en 2005, Florian a bondi à 109k€ en 2009. Des facturations qui devraient continuer d'augmenter grâce au lancement d'une plateforme de vente réservée aux professionnels en janvier dernier. Renversement de la vapeur, les boutiques devraient bientôt ne plus représenter que 30% du CA. En revanche, Frédéric Fuchs ne souhaite pas développer l'export, qui représente 1% du CA. «Je préfère aller doucement car il faut que la production suive», justifie celui qui pense pourtant avoir le potentiel matériel de doubler sa production. Il estime pouvoir atteindre un CA de 7M€ avec la même unité de production, mais flirte encore à peine avec l'équilibre.
Pendant soixante ans, la Confiserie Florian a amené le client à elle. Changement de cap il y a deux ans, les produits sont entrés en réseaux de distribution et sur Internet. Une stratégie qui a limité la baisse du CA due à la crise.