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Jérôme Gruget (Netspok) : "Il y a 20 000 clubs business en France et rien, jusqu’à présent, pour les référencer"
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Jérôme Gruget dirigeant de TakeOff Medias et fondateur de Netspok "Il y a 20 000 clubs business en France et rien, jusqu’à présent, pour les référencer"

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Fondateur et dirigeant de la société de communication TakeOff Medias à Nice, Jérôme Gruget vient de lancer Netspok. À la fois annuaire et calendrier 2.0, cette plateforme référence les clubs et réseaux business ainsi que les événements de networking.

Fondateur et dirigeant de TakeOff Medias, société de communication à Nice et Paris, Jérôme Gruget, 46 ans, vient de lancer la plateforme Netspok — Photo : DR

Vous venez de lancer Netspok, de quoi s’agit-il ?

Netspok (société MMC, NDLR) est une plateforme qui permet d’accéder à tous les réseaux d’affaires, aux clubs business et aux événements de networking référencés en France. C’est un service qui paraît très accessible et très simple et qui, néanmoins, n’existait pas.

J’ai fait un peu comme sur Meetic : au début, c’était pour tout le monde puis il y a eu des verticales, de niches en fonction des préférences des utilisateurs. Pour le réseau, c’est la même chose. Sur LinkedIn, vous avez de tout, mais rien qui soit spécialisé.

Il y a les clubs et associations que tout le monde connait mais potentiellement d’autres, dont vous ignorez l’existence et qui pourrait davantage vous correspondre. Pour l'heure, nous sommes 4 à travailler sur la plateforme, 3 associés et un stagiaire.

Comment faites-vous pour agréger toutes ces données sur la plateforme ?

Pour l’instant, c’est un modèle plutôt hybride : comme nous communiquons sur le lancement de Netspok, des personnes sont venues naturellement à nous pour se faire référencer et, en parallèle, nous contactons les responsables d’autres clubs. Pour l’heure, nous avons environ 700 clubs sur la plateforme et 150 événements. Cela est encore petit mais ce n’est que le début.

La Place Business de la CCI Nice Côte d’Azur est l’un des réseaux d’affaires référencés sur Netspok — Photo : Olivia Oreggia

En France, il y a près de 20 000 clubs business et il y en a chaque jour de nouveau qui se créent. En plus des 100 000 événements networking annuels, cela nous offre une marge de progression !

Quel est votre business model ?

Il est basé sur l’abonnement. Les clubs peuvent référencer leur page mais s’ils veulent avoir plus d’options et donc plus de visibilité, cela est payant.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée et l’envie de créer Netspok ?

C’est très simple : pour développer toutes mes activités, je me suis toujours servi du réseau. Le premier est souvent le réseau amical, mais dès que l’on veut continuer à développer son activité, à faire progresser son chiffre d’affaires, à trouver de nouveaux clients, de nouveaux prospects, des apporteurs d’affaires en général, il faut avoir de nouvelles références et trouver pour cela de nouveaux contacts.

Entre Club, Think Tank, ateliers, groupes de travail, conférences… le collectif Energia est né à Nice en 2023 pour "pour réconcilier, par l’action, la performance économique et l’intérêt collectif" — Photo : Olivia Oreggia

Sur la Côte d’Azur, il est souvent dit que le réseau est encore plus important qu’ailleurs, qu’en pensez-vous ?

Je suis originaire des Alpes-Maritimes. Je suis parti vivre à Paris pour mes études, puis aux États-Unis et au Mexique quand je travaillais pour Airbus Helicopters. Quand je suis revenu en France et que je me suis installé à Nice, cela a été très compliqué. Je n’avais pourtant grandi qu’à quelques kilomètres. J’ai eu plus de difficulté à m’intégrer ici qu’à Mexico, Dallas ou à Paris.

Donc oui, le réseau compte énormément ici. Vous avez besoin de rencontrer du monde car le tissu économique brasse des gens d’un peu partout. Et le réseau, à mon avis, c’est ce qui fait que vous allez pouvoir vous intégrer sur le territoire.

La Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse compte désormais 190 adhérents, des TPE aux grands groupes internationaux — Photo : Olivia Oreggia

Quels territoires souhaitez-vous couvrir ?

Notre objectif est de couvrir toute la France. Et on ne se ferme pas à l’idée de pouvoir nous étendre également à l’Europe - nous avons un peu commencé avec la Suisse - puisque nous avons mis un traducteur automatique sur la plateforme.

En termes de croissance, je me suis fixé un chiffre d’affaires à peu d’un million d’euros à trois ans. Cela me paraît largement envisageable sur un marché qui compte 20 000 clubs.

Si nous arrivons à grossir, il nous faudra lever des fonds pour avoir une plateforme encore plus performante. Nous comptons ajouter des services, comme par exemple la billetterie pour les événements.

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