Auxel prépare la fermeture de son site de Montpellier pour le rapatrier au Nord. Explications. Auxel rationalise sa production et souhaite ne conserver qu'un seul site en France, à Gondecourt. D'où la fermeture de son atelier de Montpellier, d'ici à fin 2010. Un 2eCCE extraordinaire s'est tenu en octobre. Les 28salariés concernés doivent se positionner au 15novembre. «Nous proposons à tous de venir à Gondecourt. Notre axe principal est de préserver l'emploi», précisent Marc et Luc Pavy, à la tête de 250salariés. Leur groupe fabrique des systèmes de distribution de courant pour armoires électriques basse tension et d'électronique de puissance. En 2009, Auxel avait déjà fermé l'un de ses deux ateliers de Vendargues, près de Montpellier. Il s'agissait de traitement de surfaces et de 8emplois. Gondecourt absorbe. En2000 et2007, le site nordiste de 60salariés a connu des extensions pour atteindre 3.000m². Début 2010, une plateforme logistique de 1.000m² a été ajoutée. «Nous avons de l'activité pour tous mais nous ne pouvons plus nous permettre de maintenir 2sites à 1.000km. Nous sommes obligés de rationaliser», se justifie Marc Pavy qui a réduit son volant d'intérimaires et de CDD. Après une bonne année 2008, le CA d'Auxel est tombé de 38 à 30M€ l'an passé, avec une perte de 700K€. Il devrait remonter à 33M€ en 2010. Désormais, c'est l'international qui tire Auxel, notamment grâce au rachat de son concurrent allemand FTG en 1990. À 1h de Strasbourg, le site spécialisé en basse tension compte une centaine d'emplois.
Relais de croissance chinois En 2006, Auxel a créé une filiale en Chine où il a 2sites: une usine en propre de 60salariés et un atelier de 40personnes sous forme de joint-venture à 40% avec un partenaire allemand. «Nos clients s'implantent en Chine. Nous sommes contraints de suivre et de réduire l'activité en Europe vu la conjoncture et le déplacement des marchés vers l'Asie. La Chine est un point de passage obligé pour jouer dans la cour des grands», ajoute Luc Pavy qui fait encore 80% de son business en Europe, où il entend «maintenir une position très forte». Après l'entrée du fonds Siparex en 2006, Auxel n'exclut pas de lever 600K€ à 1M€ en 2011. «Nous travaillons sur un marché porteur avec des applications qui permettent de mieux gérer l'énergie des réseaux», conclut Marc Pavy.
G.B.
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