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La Banque Populaire Méditerranée affiche des résultats "historiques" en 2021

Par Olivia Oreggia, le 29 avril 2022

Avec un produit net bancaire à 390,9 millions d’euros en 2021, la Banque Populaire Méditerranée signe une année record, portée par la reprise économique. Elle a par ailleurs présenté son plan stratégique pour les deux années à venir, visant des secteurs devenus clés pour le développement économique du territoire.

Le siège de la Banque Populaire Méditerranée est situé à Nice, au cœur du quartier d’affaires de l’Arenas.
Le siège de la Banque Populaire Méditerranée est situé à Nice, au cœur du quartier d’affaires de l’Arenas. — Photo : Olivia Oreggia

Avec un produit net bancaire (chiffre d’affaires) de 390,9 millions d’euros, en hausse de 5,5 % par rapport à 2020, et un résultat net à 60 millions d’euros (+ 13,2 %), la Banque Populaire Méditerranée affiche une année "historique". Basée à Nice, la BP Med est née il y a cinq de la fusion des Banques Populaires Côte d’Azur, Provençale et Corse et de la Banque Chaix. Ses 2 200 collaborateurs et 188 agences sont ainsi répartis entre la région Sud, Monaco, la Corse, le Gard et l’Hérault. Un vaste territoire donc, sur lequel elle a réinjecté 3,4 milliards d’euros de crédits l’an passé. "Ce qui nous a permis d’afficher ces résultats en 2021 d’une manière générale, c’est la consommation des ménages et la relance des investissements de nos entreprises clientes, précise Sabine Calba, directrice générale. Les crédits de nos PME ont été de + 5 %. Quand les entreprises investissent, ce sont des signes positifs."

Début du remboursement des PGE

Il subsiste néanmoins une ombre au tableau, lié au remboursement des prêts garantis par l’État (PGE). "Il n’y a pas d’alertes à ce jour, pas d’inquiétude excessive, reprend la directrice générale. Mais on regarde de près, notamment les entreprises du BTP et de la restauration, cafés, hôtels et discothèques, car on va entrer dans la phase d’amortissement, on sait qu’il va y avoir un effet rattrapage."

À ce jour, 9 % de ces prêts ont été complètement remboursés. "50 % des PGE vont commencer à être remboursés à partir de mai-juin, explique Philippe Dumas, directeur Finance et Contentieux. Nous verrons alors la confrontation avec la 'vraie vie', avec l’inflation, les effets de la guerre en Ukraine, les difficultés et délais d’approvisionnement… Nous observons tout cela de près sans avoir de visibilité."

Santé, agriculture-viticulture et Jeux Olympiques

Dans ce contexte incertain, la Banque Populaire Méditerranée a présenté son nouveau plan stratégique, qui vise à atteindre un produit net bancaire de 400 millions d’euros et un résultat net de 70 millions d’euros à l’horizon 2024. "Avec la crise sanitaire puis la guerre en Ukraine, nous avons constaté une nécessité économique au retour au territoire, au local, au circuit-court, analyse Philippe Henri, président du conseil d’administration. Nous avons un rôle à jouer là-dedans. Nous avons vu aussi un retour aux choses essentielles : la santé, le climat, la transition énergétique qui obligent les entreprises, dont la nôtre, à nous engager."

Philippe Dumas, directeur Finance et Contentieux ; Sabine Calba, directrice générale ; Philippe Henri, président du conseil d’administration, et Philippe Gassend, directeur général adjoint de la Banque Populaire Méditerranée.
Philippe Dumas, directeur Finance et Contentieux ; Sabine Calba, directrice générale ; Philippe Henri, président du conseil d’administration, et Philippe Gassend, directeur général adjoint de la Banque Populaire Méditerranée. - Photo : Olivia Oreggia

Ainsi la BP Med cible deux secteurs dans lesquels elle entend être plus présente : auprès des professions libérales, "plus particulièrement dans la santé, que ce soit dans la R & D ou dans la pratique", ainsi que l’agriculture-viticulture. "Il y a beaucoup à faire, notamment dans le Vaucluse et le Var, en spécialisant nos collaborateurs, confirme Sabine Calba. Nous allons le faire aussi pour l’économie bleue (de la mer, NDLR). Nous allons sensibiliser former et sensibiliser des collaborateurs sur le terrain mais aussi sur toute la chaîne, jusqu’à la direction. Nous allons aussi distribuer du crédit dans ce domaine de manière directe, mais aussi indirectement en prenant des participations dans des fonds dédiés, comme le fonds d’investissement Terra Nea initié par la Région Sud et dédié aux entreprises engagées dans des projets liés aux transitions énergétique et écologique."
La Banque Populaire étant depuis 35 ans la "banque de la voile", la BP Med veut aussi mettre à profit les Jeux de Paris 2024 dont elle est partenaire pour marquer d’autant plus son engagement "bleu", les épreuves de voile se déroulant sur son territoire, à Marseille. "Nous allons faire en sorte que ces JO laissent une trace, conclut Sabine Calba. Il faut que nos entreprises puissent travailler sur les grands chantiers, répondre aux appels d’offres, être associées. Il faut qu’il y ait un impact économique."

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