L’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle), qui instruit la phase nationale des demandes d’indication géographique protégée (IGP) avant l’enregistrement à l’échelle de l’Union européenne, en a reçu une pour le santon de Provence. La procédure démarre, comme le prévoit le règlement européen, avec la publication du cahier des charges, une étape clé dans le processus de reconnaissance de savoir-faire traditionnels enracinés depuis le XVIIIe siècle : création, moulage et décoration manuels, selon des techniques ancestrales, dans de petits ateliers familiaux, avec de l’argile locale. L’INPI vérifie d’abord la conformité du produit, son lien avéré avec son territoire d’origine et la représentativité du demandeur, puis transmet le dossier validé à l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), qui conduit l’examen européen et statue sur l’enregistrement définitif.