Coach de tennis star au plus de 4 millions de followers sur les réseaux sociaux, Patrick Mouratoglou est notamment connu pour avoir longtemps entraîné Serena Williams.
Au cœur de Sophia Antipolis, son nom est aussi celui d’une académie qui étend, sur 13 hectares, ses infrastructures sportives de pointe dont 33 courts de tennis. Mais aussi celui d’une école, la Mouratoglou International School pour tous ces jeunes sportifs, d’un "resort" intégrant un hôtel spa 4 étoiles attirant touristes et séminaires d’entreprises, ou encore celui d’un country Club, ouvert à tous, alliant sport et fitness ainsi qu’un centre médical sportif avec ostéopathes ou kinésithérapeute.
200 salariés autour de Patrick Mouratoglou
Au total, une PME de plus de 200 personnes (dont 30 enseignants et autant de coaches) et 35 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Attirer des talents dans la technopole
À la prochaine rentrée scolaire, en septembre 2026, l’école accueillera dans ses classes de collège et lycée, des élèves qui ne se rêvent pas seulement champions de tennis. Une grande nouveauté pour le temple de la petite balle jaune mais qui doit répondre à une demande des entreprises de la technopole. "Nous sommes un peu devenus un pôle d’attraction pour Sophia Antipolis et pour toutes ces entreprises de la région qui ont envie de montrer que venir ici avec sa famille est aussi une opportunité professionnelle, explique Alexis Catillon, chef d’établissement et directeur du sport-études. Pour attirer des talents, il ne suffit pas de dire que c’est la Côte d’Azur, qu’on est près de Cannes ou de Monaco, il faut aussi des écoles pour leurs enfants."
Et des écoles adaptées de surcroît à la population sophipolitaine de 44 500 salariés qui ne représentent pas moins d’une soixantaine de nationalités réparties dans les 2 230 entreprises. Selon les projections, ils seront 55 000 collaborateurs en 2030 et quelque 60 000 en 2040.
50 nationalités parmi les élèves
Au sein de l’école privée hors contrat Mouratoglou, la première langue est l’anglais. Les classes – qui n’accueillent pas plus d’une quinzaine d’élèves – forment déjà de jeunes sportifs venant d’une cinquantaine de pays, États-Unis, Allemagne et Italie en tête. Elle continuera de proposer deux cursus : une section française, qui prépare notamment au brevet et au baccalauréat, et une section américaine, qui regroupe à ce jour les deux tiers des 220 élèves et mène au High School Diploma, ticket d’entrée aux universités américaines et internationales.
À la recherche de "l’excellence"
Impossible de s’y tromper, les salles de classe portent le nom des plus prestigieux établissements, New York University — NYU, Berkeley, Duke… "On ne s’en cache pas : nous sommes dans la recherche de l’excellence", confie Alexis Catillon. Dans ces murs et sur ces courts, on n’apprend pas à jouer au tennis mais à devenir un champion.
Mais parce que tous ne deviendront pas des Nadal, Federer ou l’une des deux sœurs Williams, parce que "le 200e mondial ne gagne pas sa vie", et que contrairement à un joueur de football, "un tennisman n’est jamais salarié et doit payer son coach", rappelle le chef d’établissement, il faut une tête bien faite dans un corps bien fait.
Des cours de codage et d’éloquence
C’est cette même approche, à la fois exigeante et personnalisée, dont bénéficieront désormais les futurs élèves sélectionnés — hors tennis — pour la rentrée. En plus des 4h30 de cours quotidiens, ils suivront des activités : "Du sport, parce que ça reste notre racine, précise le chef d’établissement, mais nous avons aussi une formule repensée par Patrick Mouratoglou avec sa vision des besoins de demain, autour des nouvelles technologies, de l’IA, du codage informatique… ou encore, c’est une donnée qui lui est très chère, la capacité à s’exprimer, l’éloquence"