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Olyos vise la première place des compléments alimentaires en France
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Olyos vise la première place des compléments alimentaires en France

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Spécialiste international des produits de santé naturelle basé à Sophia Antipolis, Olyos Group se donne moins de cinq ans pour devenir numéro 1 des compléments alimentaires en France et doubler son chiffre d’affaires, menant à la fois croissance organique et externe.

Thierry Verne dirige Olyos Group depuis 2020 — Photo : Olyos Group

Quand Thierry Verne est arrivé en 2020 à la tête de l’entreprise — qui s’appelait encore EA Pharma — celle-ci réalisait un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros pour un peu plus de 200 collaborateurs. Six ans plus tard, devenu Olyos Group et toujours soutenu par Motion Equity Partners, le groupe pharmaceutique international spécialisé en santé naturelle et nutrition a fait un grand bond, affichant 200 millions d’euros consolidés pour l’année 2025 - dont 40 % à l'international - et un effectif mondial de 650 personnes. "Et notre ambition est d’arriver, d’ici à 2030, à 400 millions d’euros", résume le dirigeant de l’entreprise basée à Sophia Antipolis.

L'italien Somatoline racheté en 2026

La croissance d’Olyos est notamment mécanique, fruit d’acquisitions successives, essentiellement à l’international et réalisées au rythme d’une par an. Une cadence qu’elle compte bien conserver.

Dernière opération en date, annoncée en mars 2026 : l’intégration de Somatoline, spécialiste des soins minceur fondé en Italie en 1973 et présent en France depuis 2008. Déjà actif sur ce segment de la minceur via des compléments alimentaires et sa marque EA Fit, le groupe azuréen a ainsi pu élargir son offre vers la cosmétique.

"C’est complémentaire. Cela permet de parler au même consommateur en termes de routine de soin, plutôt que d’un seul produit, précise Thierry Verne. C’est aussi ce que nous développons par exemple avec le collagène que nous avons en complément alimentaire et pour lequel nous avons également lancé une gamme de dermo-cosmétique anti âge."

Référence des soins minceur fondée en 1973 en Italie, la marque Somatoline est entrée dans le giron d'Olyos Group début 2026 — Photo : DR

Six acquisitions en six ans

Quelques mois plus tôt, fin 2025, il y avait eu l’acquisition de NewScience (CA : 20 M€) implanté au Chili. Encore avant, celle de l’espagnol Drasanvi en 2021 (CA : 15 M€ au moment du rachat), de l’italien Stardea en 2022, de l’américain W Group en 2023, ou encore, en 2020, du français Labcatal, basé en région parisienne.

"Nos priorités de ciblage sont la France, l’Italie et l’Espagne, afin de consolider nos positions et avoir une taille critique plus importante encore, ainsi que l’Amérique latine où nous réalisons plus de 30 millions d’euros, reprend le dirigeant. Ensuite, il nous faut un ADN en commun, à savoir le naturel et l’efficacité. Pas l’un ou l’autre, mais bien les deux. Enfin, il nous faut une marque qui ait une forte notoriété auprès des pharmaciens. Quant à la complémentarité en termes de segments, c’est la cerise sur le gâteau."

Deux usines et de la flexibilité

Grâce à toutes ces opérations de croissance externe, Olyos compte deux sites de production, l’un à Anemasse en Haute-Savoie, l’autre à Leon, dans le nord de l’Espagne. Néanmoins, il s’appuie aussi sur des façonniers afin de rester le plus flexible possible. "Il y a toujours des galéniques ou des formats que nous ne saurons pas faire en interne, confie Thierry Verne. Nos innovations partant toujours du consommateur et de ses besoins, nous ne sommes donc pas contraints par notre chaîne de production. Et nous avons d’excellents façonniers en France. Le savoir-faire français est reconnu dans le monde entier.... ce qui nous permet aussi de vendre en Chine où nous réalisons quelques millions d'euros via le site TMall Global (plateforme d'e-commerce transfrontalier appartenant à Alibaba, NDLR)."

+ 30% de croissance organique par an

Dans ce développement international à grande vitesse, Olyos n’en délaisse pas pour autant sa croissance organique qui représente 165 millions des 200 millions d’euros du chiffre d’affaires. "En pharmacie et parapharmacie en France, nous réalisons depuis trois ans la meilleure croissance du marché, assure le PDG. Nous sommes tout le temps au-delà de 30 %, année après année."

Olyos, avec sa marque phare Granions, réalise 80 % de son chiffre d’affaires en pharmacies et parapharmacies, y compris en ligne — Photo : Olyos Group

Priorité à l’innovation

Comment Olyos parvient-il ainsi à assouvir ses ambitions sur un marché, en grande forme certes, mais ultra-concurrentiel ? "Notre plus gros levier de croissance est l’innovation. Sur 200 projets, nous lançons entre 50 et 80 nouveaux produits par an, précise Thierry Verne. Notre positionnement est : " ormule premium — prix accessible". Nous ne faisons pas d’innovation marketing, et nous ne lançons un produit que s'il a quatre points de supériorité très clairs par rapport aux meilleurs produits existants sur le marché."

Dans le top 10 européen

Un positionnement qui semble lui donner raison puisqu’en pharmacies, parapharmacies, physique et en ligne – canaux par lesquels le groupe réalise 80 % de son chiffre d’affaires – plus de la moitié des ventes (52 %) se fait sur des produits lancés ces quatre dernières années.

Des chiffres qui le placent 4e au classement des laboratoires sur le marché des compléments alimentaires en France. "À la même époque il y a un an, nous étions 7e, s’enthousiasme le dirigeant. Nous sommes raisonnables et restons humbles car il y a des grands devant nous, comme Pileje ou Arkopharma. Mais au rythme auquel nous avançons, nous pouvons devenir numéro 3 d’ici la fin de l’année. Notre ambition est d’être numéro 1 en France dans cinq ans... et de toute façon, nous voulons faire partie du top 10 européen."

Olyos est implanté à Mougins, dans le périmètre de Sophia Antipolis, où travaille une centaine de collaborateurs — Photo : Olyos Group

Deux marques phares

Sommeil, digestion, voies respiratoires, vitalité, beauté, minceur… pour y parvenir, Olyos compte bien pénétrer "tous les segments de marché" en s’appuyant sur ses deux "marques ombrelles" : l’historique Granions (le laboratoire à l’origine du groupe, spécialisé dans l’oligothérapie depuis 1948) et Drasanvi.

"Les marques que nous avons achetées et que nous sommes susceptibles de racheter, seront des sous franchises de ces deux grosses marques patrimoniales, explique Thierry Verne. Nous aurons par exemple "Granions Somatoline" pour la France, l’Italie et l’Espagne. Ce sera clairement indiqué sur le packaging." De même, avec la chilienne NewScience qui s'affichera sous l’aile de l’espagnol Drasanvi afin de faciliter sa conquête de l’Amérique latine.

Un fonds de continuation de 215 millions d’euros

Toute cette stratégie est menée sous la houlette de Motion Equity Partners, acteur français du capital investissement en Europe avec une expertise toute particulière en croissance externe, et actionnaire majoritaire du groupe azuréen depuis 2017. Après une première phase d’accompagnement, il a réinvesti majoritairement en juin 2025 via un véhicule dédié : un fonds de continuation de 215 millions d’euros. L’objectif est de soutenir "la prochaine phase de croissance d’Olyos, ainsi que l’accélération de sa stratégie de croissance externe, en France comme à l’international", avait alors communiqué Motion EP.

Le Laboratoire des Granions est la marque phare du groupe Olyos. Pionnier de l’oligothérapie en pharmacie, son activité remonte à 1948 — Photo : Olyos Group

Avant même une mise en vente

Pour faire de la croissance externe, "nous sommes très actifs", assure Thierry Verne. "Des propositions viennent à nous et nous effectuons aussi du contact direct de gré à gré pour des cibles qui sont ne pas encore en vente pour préempter ou faire réfléchir le dirigeant qui n’y avait pas forcément réfléchi jusqu’alors."

Les résultats sont là pour attester de l’efficacité de la méthode. Une nouvelle acquisition pourrait être signée d’ici la fin de l’année. "Cela dépend toujours des opportunités et des prix bien sûr. Mais ce n’est pas impossible. Disons qu’en 2027, sûrement, et qu’en 2026, tout peut se passer…"

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