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La politique fiscale sur le tabac est un échec selon Imperial Brands-Seita
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La politique fiscale sur le tabac est un échec selon Imperial Brands-Seita

La vente légale de cigarettes a diminué de 13 % au cours des douze derniers mois mais… 32 % des adultes fument toujours et consomment en moyenne 12,6 cigarettes par jour. Fort de ce constat, Imperial Brands-Seita, l’une des principales entreprises du marché français de la vape et du tabac, dénonce l’échec des hausses successives de la fiscalité sur les produits de tabac. Cette année, "400 millions d’euros vont manquer dans les caisses de l’État", calcule-t-elle, ce qui n’arrange pas vraiment les affaires du déficit budgétaire qui pourrait atteindre 5,6 % du PIB cette année. La diminution des ventes est "un trompe-l’œil", assène cet acteur historique du marché de la nicotine en France. Selon Romain Laroche, président d’Imperial Brands-Seita, les augmentations de prix "poussent en effet les fumeurs à quitter le réseau des buralistes pour s’approvisionner sur le marché parallèle". Et ce, sans les inciter à cesser leur consommation. "Tout le monde est perdant, ajoute-t-il, l’État, les buralistes, les fabricants et les fumeurs". S’appuyant sur une étude du cabinet d’audit et de conseil KPMG, le dirigeant assure qu’en 2023 près de 22 milliards de cigarettes n’ont pas été achetées dans les bureaux de tabac, "soit plus de 7 milliards d’euros, l’équivalent du budget des ministères de la Culture et de la Santé réunis".

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