Alors que les constructeurs automobiles européens dénoncent l’interdiction de la vente de véhicules thermiques neufs en 2035, la France annonce qu’elle "défendra des flexibilités" sur ce sujet. Cette position est conditionnée à des "mesures très claires d’incitation à la préférence européenne qui soutiennent les emplois industriels en Europe". Pour Bercy, "il s’agit de produire en Europe, avec des composants européens, les véhicules vendus au sein de l’Union". "Parce que l’électrification ne doit pas être synonyme de désindustrialisation, la France entend privilégier la responsabilité et le pragmatisme, sans renoncer à l’ambition ni aux engagements pris devant les Français et devant l’Europe", prévient le ministère de l’Économie. Ursula von der Leyen s’est engagée à examiner plus tôt que prévu la clause de revoyure sur l’interdiction de vente de véhicules thermiques en 2035. Depuis plusieurs mois, les industriels du secteur dénoncent une échéance inatteignable dans un contexte de baisse des ventes de véhicules neufs.