La troisième réunion entre la Commission européenne et la filière automobile, vendredi 12 septembre, a permis aux industriels du secteur de gagner en flexibilité sur l’interdiction de vente des véhicules thermiques en 2035. Ursula von der Leyen a indiqué que la Commission allait examiner "le plus tôt possible" la clause de revoyure concernant cette interdiction, selon l’entourage de Stéphane Séjourné, commissaire chargé de la stratégie industrielle, cité par Le Monde. Cette révision pourrait donc intervenir avant la fin de l’année 2025, pour un vote dès 2026.
Plusieurs initiatives discutées
La présidente de la Commission européenne a mené des discussions qui ont permis "à l’industrie automobile européenne, aux partenaires sociaux et à d’autres parties prenantes clés de contribuer aux prochaines initiatives de la Commission", selon un communiqué de la Commission.
Parmi ces initiatives figurent plusieurs sujets dont la révision du règlement relatif aux normes de performance en matière d’émissions de CO2 des voitures et des camionnettes, mais aussi la proposition relative aux parcs de véhicules d’entreprise et la simplification réglementaire pour les voitures particulières, ainsi que pour les véhicules utilitaires légers et les véhicules utilitaires lourds.
Les résultats de la réunion salués par les industriels
Les industriels du secteur, réunis au sein de l’Association des constructeurs européens automobiles, ont salué les résultats de cette réunion. "Nous partageons l’avis de la présidente de la Commission : une action audacieuse et rapide est nécessaire", a déclaré Ola Källenius, présidente de l’Acea et PDG de Mercedes-Benz.
Selon l’association, "il est urgent de prendre des mesures concrètes pour adapter le cadre réglementaire en matière de CO2 pour les voitures et les camionnettes à la réalité".
Parmi ces mesures, les constructeurs demandent notamment de décaler la date d’entrée en vigueur de l’interdiction de vente des véhicules thermiques, qui concerne les voitures et les petits utilitaires. Ou encore de pouvoir continuer à vendre des voitures hybrides rechargeables et des modèles à prolongateur d’autonomie composés d’un moteur à essence qui recharge une batterie.