Le projet de loi de finances que vient de présenter le gouvernement prévoit de réduire les aides publiques pour l’achat de véhicules électriques (qui pourraient passer de 1,5 à 1 milliard d’euros) et d’augmenter les malus. Une "double peine" pour Luc Chatel, président de la Plateforme automobile, qui rassemble les acteurs de la filière en France. La moitié des véhicules thermiques vendus pourrait faire l’objet d’un malus écologique en 2025, assure-t-il, et 80 % d’entre eux dans trois ans. Pour l’ancien ministre interrogé par Franceinfo, cette nouvelle "taxe déguisée" pourrait encore plus plonger dans le rouge la filière automobile française (350 000 salariés) qui a perdu 50 000 emplois ces sept dernières années et dont les ventes ne se sont jamais remises du Covid (elles restent inférieures de 23 % à leur niveau 2019). L’avenir s’annonce aussi préoccupant. "Les projections d’avoir 25 % de parts de marché sur l’électrique l’année prochaine (en Europe, NDLR), 50 % en 2030 ne seront probablement pas respectées", prévient Luc Chatel. Seulement 12 % des voitures vendues en Europe sont en effet à ce jour électrique.
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Automobile : Luc Chatel dénonce une taxe déguisée
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