Alors que le Mondial de l’automobile ouvre ses portes, Carlos Tavares se montre très négatif sur l’avenir de l’industrie automobile européenne. Le directeur général de Stellantis (Peugeot, Opel, Fiat…) considère, qu’avec la fin des ventes de voitures thermiques en Europe en 2035, "le pouvoir politique nous a imposé de nous battre sur le terrain d’excellence des Chinois, celui de la voiture électrique", indique-t-il dans une interview accordée aux Échos. "Si les Chinois prennent 10 % de part de marché en Europe au terme de leur offensive, cela veut dire qu’ils pèseront 1,5 million de voitures. Cela représente sept usines d’assemblage. Les constructeurs européens devront alors soit les fermer, soit les transférer aux chinois", prévient-il. Quant aux taxes aux frontières, Carlos Tavares n’y croit pas. "Fermer les frontières aux produits chinois est un piège. Cela n’arrange rien. Ils contourneront les barrières en investissant dans des usines en Europe. Usines qui seront en partie financées par les subventions étatiques, dans les pays à bas coûts. Une fois que ce sera fait, il ne faudra pas s’étonner s’il faut fermer des sites pour résorber des surcapacités de production qui auront été aggravées".
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Automobile : Carlos Tavares ne ferme pas la porte à des fermetures d’usines
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