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Le site Stellantis de Rennes paré pour démarrer la production de son futur SUV électrique
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Le site Stellantis de Rennes paré pour démarrer la production de son futur SUV électrique

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Le PDG du groupe Stellantis Carlos Tavares est venu visiter le site de Rennes La Janais ce lundi 18 novembre. L’usine bretonne est prête pour lancer la production du futur C-SUV de la marque Citroën. Il n’y a pas eu d’annonces sur l’arrivée d’un second véhicule dans l’usine. Le site restera donc mono produit.

Carlos Tavares, PDG du groupe Stellantis, le 18 novembre 2024 sur le site de Rennes La Janais — Photo : Baptiste Coupin

La production du nouveau véhicule CR3 de Stellantis, nom de code du futur C-SUV électrique de la marque Citroën, a démarré sur son site de Rennes La Janais (2 000 salariés). En tout cas, les pré-séries. "On en est au tout début, on sort un véhicule par semaine, à partir de cet été, ça va vraiment monter en volumes", exprime Laurent Valy, délégué syndical de la section CFDT au sein de l’usine bretonne et secrétaire du conseil social et économique (CSE). Les équipes sont désormais engagées dans un programme hautement confidentiel qui s’étendra sur plusieurs mois, avec l’objectif de réussir le lancement industriel de ce nouveau véhicule. "Le produit va encore beaucoup évoluer ces prochains mois", indique le service communication de l’entreprise.

L’avenir du site de Rennes conditionné au nouveau véhicule

Dans un moment compliqué pour le secteur automobile, qui conduit Stellantis à mettre en place des périodes de chômage partiel pour une partie de ses 45 000 employés hexagonaux, le PDG du groupe, Carlos Tavares, en visite ce lundi 18 novembre sur le site breton, ne l’a pas dit autrement : "L’avenir du site de Rennes dépend du succès du C-SUV". "Nous sommes dans une transformation profonde, nous faisons notre part pour apporter de bons véhicules à nos clients", rend compte, pragmatique, le patron de la multinationale. Son objectif : "Faire en sorte que les coûts de revient de l’électrique soient les mêmes que ceux du thermique".

"Pas de nouveaux modèles"

Le groupe Stellantis a investi 160 millions d’euros dans son site breton pour accueillir la production de son nouveau véhicule derrière sa nouvelle plateforme multi énergies. Carlos Tavares a visité les ateliers ferrage et d’injection plastique qui viennent d’être aménagés. Dans une logique de performance, les équipes ont travaillé sur l’optimisation des surfaces. L’activité ne s’étale plus que sur 140 hectares aujourd’hui, contre deux fois plus en 2015. "Nous avons d’autres idées pour continuer à progresser", relève le patron. L’efficience d’abord. Et pas de promesses aux représentants du personnel qu’il devait rencontrer dans la soirée et qui espèrent toujours se voir confier un nouveau véhicule sur le site, pour ne plus être "mono produit" : "Il n’y a pas de nouveaux modèles de prévus pour l’heure. […] Dans le monde (industriel) d’aujourd’hui, et qui plus est en occident, il n’y a pas de garanties".

Une équipe de 250 intérimaires supprimée

À Rennes La Janais, 250 intérimaires vont voir leurs contrats s’arrêter à partir de janvier 2025, en raison de la baisse des volumes du C5 Aircross qui est assemblé actuellement. Une équipe de production sera reconstituée dès le lancement officiel du futur C-SUV, c’est-à-dire au début de l’été 2025. L’usine bretonne est taillée pour fabriquer 100 000 véhicules par an. Un objectif de 80 000 exemplaires sur son véhicule Citroën SUV serait "une réussite" a soufflé Carlos Tavares.

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