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Yuniboat s’implante sur un site de 2,5 hectares près de Nantes pour reconditionner les bateaux
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Yuniboat s’implante sur un site de 2,5 hectares près de Nantes pour reconditionner les bateaux

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Actuellement installée à Batz-sur-Mer en Loire-Atlantique, Yuniboat cherchait depuis plusieurs années un nouveau site pour industrialiser le reconditionnement de bateaux à moteur et de voiliers. Après de longues prospections, la start-up a trouvé un terrain de 2,5 hectares au sein de la métropole nantaise. Yuniboat, qui ambitionne de lever 2 millions d’euros, espère ouvrir un autre site en Europe d’ici trois ans.

Thierry Boussion, fondateur et dirigeant de Yuniboat, va ouvrir son futur site au sein de la métropole nantaise — Photo : Benjamin Robert

Combien pour ce bateau ? 12 000 euros, contre 35 000 euros pour l’équivalent neuf. Cet autre modèle ? 28 000 euros, au lieu de 80 000 euros. Fondée en 2021, la start-up ligérienne Yuniboat récupère des bateaux à moteur ou des voiliers, qu’elle reconditionne avant de les revendre sous garantie. "Nos bateaux sont trois à quatre fois moins chers qu’un équivalent neuf", appuie Thierry Boussion, fondateur et directeur général de Yuniboat. L’entreprise, qui compte aujourd’hui 8 salariés (CA non communiqué), possède déjà un site de 700 m² à Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique), où elle est à l’étroit. Pour passer la vitesse supérieure, elle vient de valider son implantation sur la métropole nantaise. "Ce projet prévoit l’exploitation d’un site de 2,5 hectares en location, avec l’acquisition d’un bâtiment de plus de 3 000 mètres carrés", précise le dirigeant.

Une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès d’investisseurs

Yuniboat, qui a levé 450 000 euros depuis sa création, ambitionnait en 2024 une levée de fonds comprise entre 3,8 et 5 millions d’euros pour mettre la main sur un site à Saint-Nazaire. Une opération qui a échoué. Toutefois avec ce nouveau site en terres nantaises, les besoins seront revus à la baisse pour la jeune start-up du nautique. "Nous restons en phase de levée de fonds pour obtenir deux millions d’euros. Elle sera séquencée avec 700 000 euros en 2026 et 1,3 million d’euros l’année suivante. Nous sommes déjà en contact avec des investisseurs et des institutions, mais sommes également ouverts à de nouveaux entrants", précise Thierry Boussion.

"Entre l’acquisition du bâtiment, la rénovation et le recrutement, le projet se monte à 4 millions d’euros"

Des financements bancaires devraient venir compléter l’opération, afin de couvrir les différents investissements liés à l’implantation nantaise. "Entre l’acquisition du bâtiment, la rénovation et le recrutement, nous sommes sur un projet à quatre millions d’euros", livre le dirigeant. Yuniboat devrait prendre possession de son terrain cet été, et lancer l’activité début 2027.

Une cinquantaine d’embauches à terme

Ce nouveau lieu devrait dès 2027 générer un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros. "Nous allons monter en puissance au fur et à mesure. D’ici cinq ans, ce site devrait générer 4,7 millions d’euros et regrouper une cinquantaine de salariés", ambitionne le dirigeant. De plus, au-delà du bâtiment qui permettra à Yuniboat de reconditionner les bateaux, la start-up utilisera le reste du foncier pour proposer une activité de gardiennage et hivernage pour les bateaux. "Nous allons investir pour proposer un stockage vertical des bateaux, et ainsi augmenter nos capacités", ajoute Thierry Boussion.

Une activité de maintenance

En parallèle, Yuniboat va conserver son site historique à Batz-sur-Mer, qui servira notamment à une autre activité : la maintenance. "Comme la révision d’une voiture, cela doit être régulier pour les bateaux. Ce site répond déjà à un besoin local et rayonne sur la côte, du Pouliguen au Croisic. Il n’y a donc pas de raison de l’arrêter", appuie Thierry Boussion. Avec le gardiennage et la maintenance, Yuniboat multiplie donc les activités autour du nautisme, mais le reconditionnement restera bien l’activité phare, représentant à terme 80 % du chiffre d’affaires de Yuniboat.

Un élan naturel vers l’export

Pour les dix prochaines années, la start-up suit un plan de développement ambitieux avec l’ouverture prévue d’une dizaine de sites en Europe. "Nous devrions ouvrir un troisième site d’ici trois ans. Nous avons déjà une localisation en vue, mais nous restons discrets", poursuit le dirigeant.

Il faut dire que l’échelle européenne semble assez naturelle pour une activité de reconditionnement qui trouve déjà des clients étrangers. "Nous réalisons aujourd’hui 20 % de nos activités à l’export, avec des bateaux que nous envoyons en Grèce, en Espagne, ou encore en Pologne. Nos clients viennent les acheter ici, car il n’y a pas d’équivalent ailleurs, ajoute Thierry Boussion. L’idée de multiplier nos sites en Europe permettra autant de faciliter la vente que le sourcing des bateaux à reconditionner"

Loire-Atlantique # Nautisme # Start-up # Levée de fonds # International # Transition écologique # Made in France # Investissement industriel